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MODE : À la découverte de Sultan, un jeune talentueux du mannequinat aux pays des hommes intègres.

INFOS CULTURE DU FASO vous invite à la découverte de Sultan, un mannequin professionnel très ambitieux. Il débute sa carrière dans la capitale ivoirienne avant de retrouver le Burkina pour continuer son aventure dans le mouvement de la mode et de la culture. Dans un entretien proposé ci-dessous, le jeune mannequin se présente en long et a large tout en invitant les acteurs dudit domaine a toujours cultiver la solidarité afin d’atteindre les objectifs généraux. Lisez !

INFOS CULTURE DU FASO (ICF): Présentez-vous à nos lecteurs.

SULTAN : Je me nomme à l’état civil Youssouf SIDIBE alias SULTAN. Je suis mannequin professionnel à l’agence BCBG  Burkinabé.

ICF: Pourquoi avoir choisi le mannequinat comme profession ?

SULTAN : Je l’ai choisi par Amour et surtout par la passion.

ICF: Quel a été votre parcours pour arriver à ce métier ?

SULTAN: Tout d’abord je remercie Allah et mon bon entourage. Déjà tout petit la sape était mon arme de guerre vis -à -vis des autres enfants. Ma petite carrière a débuté à Abidjan en Côte-d’Ivoire  où j’ai eu la chance de rencontrer le chef d’agence Pierre KOUAKOU. Celui-ci m’a formé et m’a intégré dans son agence.  Plus tard, je suis rentré au pays et c’est le “prophète de la mode” Somsaya qui m’a adopté et à contribuer à mon perfectionnement pour que je puisse continuer l’aventure ici au Faso. C’est ainsi que tout est parti.

ICF: Qu’est ce qui fait votre particularité ?

SULTAN : Ma particularité c’est que j’apporte toujours un plus à ce que l’on me demande ou à ce qui doit être fait.

ICF: Avez-vous eu le soutien de vos proches à vos débuts ?

SULTAN : Je rends grâce à Allah le tout puissant et le plus miséricordieux.  J’ai eu le soutien des parents et celui de mes devanciers dont Somsaya, Moses, Didier, Jahmir, Tony, Yasmine, Saly, Lydia. Aussi de certains stylistes burkinabés, Ivoiriens et Maliens”.

ICF: En quoi consiste pour vous le métier de mannequin ?

SULTAN : Ce métier consiste à promouvoir et à valoriser les styles et les collections des stylistes, des couturiers et de la mode en général. Bien entendu, le métier de mannequin nécessite de répondre à des critères physiques stricts qu’il s’agisse de corps ou du visage, les mannequins sont soumis à des exigences rigoureuses. Le mannequinat est un métier difficile. Être mannequin ne se limite pas à se faire prendre en photo ou à marcher sur un T (podium). Il s’agit d’un mode de vie au rythme souvent effréné nécessitant une véritable capacité d’adaptation et de résistance. Il faut également savoir donner vie à une photo en seulement quelques secondes à travers des pauses et expressions parfois spontanées. Il faut aussi être capable de s’exposer aux  yeux de tous, ce qui implique la gestion de sa timidité et une certaine confiance en soi.

ICF: D’où découle votre inspiration ?

SULTAN: Elle vient de tout ce qui m’entoure.

ICF: Qui sont vos références en matière de mannequinat ?

SULTAN: Il y a SOMSAYA, Didier Zongo, Moses, Jahmir, Tony, Gisele Bündchen, Noémie Lenoir, Ewa Opala, Orlando Bloom, Naomie Campbell, pour ne citer que ceux-là.

ICF: Quelles sont les qualités nécessaires pour réussir de nos jours dans le mannequinat ?

SULTAN: Il faut avoir : Pour les filles 1,75 m au minimum. Pour les garçons 1,85 mètre au minimum. Les aspirants au mannequinat doivent par ailleurs être dotés d’une grande résistance physique et nerveuse pour faire face aux horaires décalés souvent imposés par les contrats et aux critiques ou refus dont ils feront assurément l’objet lors des nombreux castings. De même une hygiène de vie rigoureuse, une alimentation saine et une appétence pour une activité physique. Enfin, être capable de négocier son contrat, d’organiser son emploi du temps et être ponctuel constituent des qualités appréciables dans ce milieu.

ICF: Pouvez-vous nous donner un bref aperçu de votre carrière ?

SULTAN: J’ai à mon actif un petit nombre de défilés/auxquels j’ai participé. 2013 défilé la perle fashion en Côte-d’Ivoire ;  2013 défilé fête du pagne Baoulé toujours en Côte-d’Ivoire; 2015 défilé festival du wassoulou à Ségou; 2015 défilé nuit du Bazin à Kita; 2016 défilé cool online awards; 2016 défilé 72h du Bazin et du Faso Danfani; 2016 défilé folie de mode; 2016 défilé Mode d’Afrique; 2016 défilé RDV à kokolgo; 2016 défilé SIAO; 2016 défilé au 12 PCA (Macoco); 2017 défilé Miss université; 2017 défilé Fama (en hommage); 2017 défilé Faso Danfani fashion week ; 2017 défilé kundé; 2017 défilé 72h du Bazin et du Faso Danfani; 2017 défilé UPROTEX (lancement.); 2017 défilé UPROTEX (gala)…”.

ICF: Quel est le fait qui vous a le plus marqué dans votre carrière ?

SULTAN: L’obtention de mon premier trophée en Côte d’Ivoire et le second au Cool online awards. Je profite de l’occasion pour remercier Chacool (le promoteur). Il y a aussi l’adoption de ma petite personne par mon grand frère SOMSAYA.

ICF: Quels conseils avez-vous à prodiguer à la jeune génération ?

SULTAN: Se faire former, se respecter mutuellement, rester eux même (la modestie et la simplicité), respecter les aînés, être loyaux et fidèles à leurs chefs d’agence. Demander des conseils aux aînés au besoin.

ICF: Quelles sont les difficultés auxquelles vous faites  face dans l’accomplissement de votre métier ?

SULTAN: Le non-respect des contrats par certains promoteurs de mode. Le manque d’harmonie entre mannequin et chef d’agence. La mésentente entre certains mannequins et autres.

ICF: Que faudrait-il faire pour redynamiser le secteur culturel au Burkina Faso ?

SULTAN: Nous devons être solidaire et  travailler main dans la main pour grimper ensemble au sommet. Et se partager les idéologies pour une bonne collaboration.

ICF: Quel est votre mot de la fin ?

SULTAN: Je vous remercie pour l’excellent travail que vous abattez pour le bien être de la culture burkinabè. Merci à mes parents, à mon chef d’agence Somsaya,  à Papa IDE Mava, Georges Dua, Bazem’sé, Koro DK, Dao Man, François 1er, Hien Gérard, Zeck style, Chérif confection, Pathé O, 226 kara, El Bach, Arten, OD, Say couture aux mannequins de mon agence BCBG, à Didier, à Moses, aux agences sœurs de l’agence BCBG, et à toute la famille de la mode 226 : Stylistes, Mannequins, Promoteurs d’événementiels de mode, tisseuses et tisserands, journalistes culturels, la presse nationale et internationale. Mes remerciements vont également à l’endroit de tous ceux qui soutiennent la mode ainsi qu’à toutes et à tous. Vive la mode burkinabé !!!!”

La Rédaction

 

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