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MODE: Clémence ZONGO, la nouvelle figure burkinabè de la coiffure artistique

Assurer une meilleure visibilité aux talents de la culture burkinabè, telle est une des tâches que s’est fixée la plateforme d’information culturelle Infos Culture du Faso. À cet effet, une équipe de notre rédaction a été reçue ce jeudi 10 décembre 2020 par Clémence ZONGO, une jeune coiffeuse et maquilleuse burkinabè excellant dans la coiffure artistique. Ambitieuse et talentueuse, cette jeune dame possède une capacité débordante de créativité dans le domaine de la coiffure. Avec elle, il a été surtout question de sa jeune carrière.

Originaire de la cité du cavalier rouge, Clémence ZONGO travaillait déjà dans la coiffure, avant de rejoindre en 2009, l’ecole de formation en coiffure Anne Marie blue bâche pour une durée de trois ans où elle sort en 2011 diplômée d’un Certificat de Qualification Professionnelle (CQP). “J’ai aimé la coiffure depuis ma tendre enfance. Et avant de rejoindre cette école qui m’a formée, je travaillais dans un salon de coiffure de renom de la ville de Koudougou, nommé Kikiss Coiffure de madame Rita SAWADOGO. Ça été vraiment une belle expérience pour moi puisqu’entre mon travail au sein de ce salon et mes études à l’école de formation, je suis sortie récompensée du CQP. Mais à cette époque, l’inscripttion à cette école était conditionnée par une appartenance à un salon de coiffure. Ainsi, les pratiques se faisaient à la fois à l’école et au salon de coiffure. Pour dire vrai, la coiffure a toujours été une passion pour moi”, a-t-elle expliqué.

Entre son envie ardente d’exceller dans le metier qu’elle aime le plus et celle de réussir sa vie, cette passionnée de la coiffure débarque dans la capitale, Ouagadougou. Contre vents et marées, elle parcours plusieurs salons de coiffure où elle parvient à exprimer brillamment son talent. Après plusieurs années de travail acharné dans ce domaine de la coiffure, cette jeune dame a acquis à sa cause une expérience incommensurable ; une multitude d’années d’expérience qui lui valent d’emprunter le chemin de la coiffure artistique. Pétrie de talent, elle est aujourd’hui auteur de plusieurs coiffures artistiques inspirées des vécus quotidiens.

“Toutes les coiffures artistiques que je fais, abordent pour la plupart des thèmes d’actualité. Ceci dit, ma première création qui date d’ailleurs d’un an a été le fruit d’une imagination portée sur les effets néfastes du viol. En fait, cette imagination est venue de l’histoire d’une fillette qui a été violée et a malheureusement perdu la vie. Celà m’a beaucoup touché ; chose qui m’a motivé à créer une coiffure ressemblant à une fillette désespérée. C’était ma manière à moi de participer à cette lutte sur toutes ses formes. Aujourd’hui, je suis auteur de plusieurs créations de coiffures artistiques”, a-t-elle laissé entendre.

Et comme on pourrait s’y attendre, un tel talent ne pouvait passer inaperçu. De ce fait, cet esprit de créativité lui vaut l’honneur de participer à des évènements majeurs dont le plus important reste Miss Faso Ébène. Durant, cet événement, Clémence ZONGO a eu la chance de faire défilé des mannequins qu’elle a coiffées. Un défilé reconnu ce jour à sa juste valeur dans la salle Koamba Lankoandé du CENASA. D’ailleurs, elle nous confie en ces termes ; “en tant qu’artiste, j’ai besoin de cadres d’expression pour faire valoir mon savoir-faire. Et le fait de pouvoir participer à Miss Faso Ébène m’a énormément marqué, vu que celà signifie beaucoup pour la suite de ma jeune carrière. Je profite pour remercier les promoteurs pour cette chance qu’ils m’ont offerte de m’exprimer. Mais en plus de celà, mes créations ont été aussi sollicitées dans la réalisation d’un clip-vidéo d’un groupe de jeunes artistes burkinabè appelé 2BM, en featuring avec Zoug-nazaguemda”.

Comme toute personne ambitieuse, cette jeune <<artiste>> n’a pas fini de rêver ; en effet, elle ambitionne d’ouvrir son propre local afin de pouvoir non seulement exercer mieux son travail, mais également participer à la formation d’autres jeunes qui veulent s’exprimer dans ce métier. Mais, les moyens très limités constituent un frein à ces ambitions aussi salutaires. “Mettre en place une entreprise demeure le seul canal pour moi d’atteindre mon objectif: celui d’exprimer vaillamment mon métier de coiffeuse artistique. D’ailleurs, mon entreprise du nom Grâce Divine Création (GDC) est toujours en vigueur, malheureusement le manque de moyen retarde sa mise en place”, estime Clémence ZONGO.

Nonobstant la coiffure artistique, cette jeune dame excelle également dans le maquillage. “Le maquillage aussi fait partie de mon travail. En vérité, j’ai eu à collaborer en terme de maquillage pour des publicités de structures de la place. Par ailleurs, j’ai eu à travailler dans le même sens avec des humoristes burkinabè à savoir Augusta Palenfo et Agent Oyou pour des publicités”, a-t-elle signifié avant de conclure qu’elle ambitionne également de suivre des formations afin de faire du maquillage artistique.

 

Boukari OUÉDRAOGO

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