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« Mon intention, c’était d’écrire mais j’ai remarqué que les gens écoutent plus qu’ils ne lisent », Jhaden le Posthume, artiste musicien burkinabè

Natif du village de Fafo dans la commune de Koti, Jhaden le Posthume, de son nom à l’état civil Jacob Antoine Soma, est un jeune aux multiples casquettes ; il est artiste musicien, arrangeur et artiste comédien. Zoom sur un artiste qui force l’admiration par sa jeunesse, son talent et sa détermination.

L’artiste partage son quotidien entre le studio, l’école et le théâtre

Jhaden le Posthume fait ses débuts dans la musique avec l’artiste musicien Judicaël Dabiré après s’être fait remarquer dans les activités culturelles dans son établissement. Il intègre plus tard l’orchestre l’Union du Sud-Ouest comme batteur. Jhaden le Posthume est vite détecté et récupéré par Maurice Somda dans son studio d’enregistrement où il s’y entraine à l’aide d’un ordinateur dans la création de bits. Il met son art au service de la valorisation de la culture pougouli particulièrement et à la sensibilisation des populations sur les maux de la société. « Je me suis lancé dans la musique pour pouvoir marquer l’histoire des Pougouli et mon intention c’était d’écrire des romans mais j’ai remarqué que les gens écoutent plus qu’ils ne lisent », a-t-il confié. Chantées en français, pougouli et dagara, les œuvres musicales de Jhaden le Posthume abordent plusieurs thèmes.

Jhaden le Posthume en prestation au festival Retrouvailles des filles et fils de Fing

Il dénonce également certains interdits liés au mariage entre les communautés Pougouli et Dagara à travers son titre « l’amour en berne ». « Il y a un clan qu’on retrouve dans les deux communautés : On l’appelle Poulga chez les Pougouli et Zô chez les Dagara, alors que des personnes de ce clan issues des deux (02) ethnies ne peuvent pas se marier selon les traditions », regrette Jhaden le Posthume. Il chante également l’amour et magnifie la beauté de la femme africaine.

Jhaden le Posthume a, à son actif, un album de douze (12) titres, sorti en 2018 et quatre (04) singles. Actuellement élève en classe de Terminale au Lycée Bethel de Ouagadougou, ce jeune artiste évolue dans la variété et partage son quotidien entre les activités scolaires et artistiques. D’ailleurs, il travaille sur trois (03) singles, « la couleur du crapaud », « cœur fragile » et « Hanana » qui pourraient sortir d’ici la fin de l’année scolaire.

Demba Ka BARRY

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