ven 21 juin 2024

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« Mon prochain album sera celui de la confirmation et de la maturité », Achille Ouattara, artiste-musicien

Arrangeur, musicien, auteur, compositeur et interprète, Achille Ouattara est l’un des bassistes les performants de sa génération. Virtuose né de cet instrument de musique qu’est la guitare basse, Achille Ouattara parcourt le monde, aux côtés de grands noms de la musique africaine. « Douhahou », son premier album solo sorti en 2017, illustre également son talent de chanteur. Par ailleurs, son second opus est attendu en octobre prochain. Dans un entretien qu’il nous a accordé, l’artiste fait un récapitulatif de son parcours, tout en se confiant sur ses projets.

« Il y a ceux-là qui naissent avec la musique, et après le perfectionnent avec les règles qui l’accompagnent ». C’est en ces termes que Achille Ouattara résume les débuts de sa carrière. En effet très jeune, l’artiste a été bercé dans une atmosphère très musicale, aux côtés de sa famille. Une aventure familiale qui se conclut même avec la sortie de deux albums. Fervent musicien, Achille va vite trouver sa marque après sa rencontre avec l’autre symbole de la guitare basse, à savoir Ablo Zon. Ce grand homme, dit-il, m’a beaucoup inspiré à devenir ce que je suis aujourd’hui.

Aujourd’hui, le célébrissime bassiste, ne passe pas inaperçu. De l’Afrique en passant par l’Europe, il reste l’un des bassistes les plus sollicités. Il aura donc fait ses preuves auprès de grands noms de la musique africaine, à Savoir Alif Naaba, Fatimata Diawara, Cheik Tidiane Seck, et d’autres groupes en Belgique et Suisse. Toutes ces expériences acquises un peu partout dans le monde l’aident à se forger artistiquement et humainement. En 2017, l’homme trouve un repis pour sortir le tout premier album de sa carrière. « Douhahou », c’est l’intitulé de cette première expérience solo de l’artiste. Fait de sonorités afro jazz et funk, le tout orienté par le style mandingue, cet album résume tout le savoir-faire qu’il a pu engranger depuis son entrée dans la musique.

Du reste, cette passion lui a ouvert beaucoup de portes, notamment la composition de musique de films et bien d’autres. À cet effet, il a participé à des projets comme « Les trois Lascars » de Boubakar Diallo. Sa toute derniere composition remonte au récent projet « Marabout chéri » de la réalisatrice ivoirienne Khady Touré. Véritable touche-à-tout, Achille a décidé de faire de la transmission du savoir, l’une de ses priorités. Pour lui, l’univers du showbiz a énormément évolué avec l’avènement des Festivals et bien d’autres types d’événements. Fort heureusement qu’il y a de plus en plus de jeunes qui s’adonnent aux métiers de la musique, afin de répondre aux besoins de plus en plus croissants.

« Le besoin est vraiment une réalité dans l’univers musical burkinabè. Et cela nécessite une formation adéquate des musiciens. C’est pourquoi, j’en ai fait une de mes priorités aujourd’hui. C’est vrai que je continue d’apprendre, mais il est de mon devoir de partager le peu d’expériences que j’ai. Je n’hésite donc pas à apporter des appuis et conseils pratiques à ceux qui m’approchent, et ce, à travers des master-class ou le développement artistique. Je suis en réalité dans une dynamique du donner. D’ailleurs, avec la structure BK Prod avec qui je bosse beaucoup, nous aidons les artistes que ce soit pour le booking ou toute autre chose », a expliqué l’artiste.

L’actualité de l’artiste est marquée par de nombreux projets, dont le plus attendu est son second album solo qui sortira en octobre prochain. Un opus, a-t-il confié, qui sera placé sous le signe de la confirmation et de la maturité. « J’ai voulu innover en ce sens que ce sont des chansons que j’ai déjà jouées en live dans des festivals, et sélectionné celles qui ont beaucoup marqué le public ou des personnes qui s’y connaissent. Ça sera plus du funk et de la groove musique, sans oublier les racines mandingue », a-t-il précisé. En cours de préparation depuis maintenant deux ans, la sortie de cet album sera aussi accompagnée d’une tournée européenne.

Qu’à cela ne tienne, Achille Ouattara continue de faire valoir son savoir-faire, notamment avec la Compagnie ZAPA (en Suisse) sur plusieurs projets avec des ONG entre le Burkina Faso et d’autres pays. À cela, s’ajoute sa collaboration à la composition des musiques de films avec le groupe Black Armada basé à Paris. De ses dires, c’est un groupe qui travaille en étroite collaboration avec les Films du Dromadaire. À noter également qu’il est attendu pour la réalisation d’une série de musiques pour films d’animations, avec la chaîne Gulli.

Toute une panoplie d’occupations qui n’empêchent pas l’artiste de mieux travailler. Pour lui, tout est question d’organisation. D’ailleurs, a-t-il conclu en ces termes: « C’est vrai que cela fait 23 ans que j’exerce ce métier, mais je pense qu’il me reste encore beaucoup à accomplir, surtout faire profiter mes expériences à la jeune génération ».

Interview réalisée par Boukari OUÉDRAOGO

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