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«mon souhait est d’arriver à collaborer sur des projets avec des grosses têtes de la chorégraphie burkinabè», Kéhila Stéphane DOUAN, danseur-chorégraphe ivoirien

Dans le processus du développement de notre culture, le brassage culturel trouve nécessairement son importance. De ce fait, Infos Culture du Faso a eu le privilège de recevoir Kehila Stéphane DOUAN, danseur-chorégraphe ivoirien, de passage au pays des hommes intègres pour un atelier baptisé ‘’Ankata Coaching Project’’ sur le montage de pièce chorégraphique à Bobo-Dioulasso. Une rencontre au cours de laquelle cet as de la danse s’est non seulement confié sur sa carrière professionnelle mais aussi sur l’importance de travailler en collaboration avec d’autres grandes têtes du milieu chorégraphique burkinabè.

Titulaire d’une licence en Sciences physiques, Kehila Stéphane DOUAN opte de suivre une formation dans sa passion qu’est la danse à l’Institut national supérieur des arts et de l’action cultuelle (INSAAC). C’est d’ailleurs le début d’une professionnalisation de sa carrière puisqu’il sort couronné du Diplôme d’Etude Artistique Général (DEAG) de 2016-2017, d’une licence professionnelle option danse de 2017-2018 et d’un master 2 en Danse et Chorégraphie de 2019-2020. «J’ai commencé la musique depuis mon jeune âge, mais il n’y avait rien de sérieux ; c’était juste un passe-temps. Apres l’obtention de mon diplôme universitaire, je me suis dit qu’il fallait maintenant prendre le chemin de ma passion. Pour dire vrai, ce sont les amis qui m’ont encouragé à le faire parce que pour eux, c’était un réel plaisir de me voir danser. C’est comme ça que j’ai passé un concours pour me retrouver à l’INSAAC, une école académique à Abidjan, en Côte d’Ivoire», a-t-il expliqué.

Ce passionné de la danse contemporaine a participé de nombreuses compétions de danse dont la très célèbre émission vacance ‘’Variétoscope’’ d’où il sort vainqueur en 2009 avec le groupe PVP Dance du plateau. Dans la foulée, il est aussi vainqueur du concours de danse urbaine en 2013 et 2015, en Côte d’Ivoire. Aussi, il participe à plusieurs festivals à savoir le cinquentenaire de l’anniverssaire de la Cote d’Ivoire en 2010, le Festival mondial des arts nègres au Senegal (FESMAN) en 2010, le MASA en 2014, le Urban Art au Goethe Institut en 2014, la 5è et 6è édition du festival Un Pas Vers l’Avant et bien d’autres.

Toutes ces belles expériences n’ont fait que renforcer la belle carrière de ce jeune plein d‘ambition. Ambitieux, il est puisqu’il prendra part à la première édition du stage de Danse Traditionnelle et contemporaine d’Afrique des grands chorégraphes à l’Ecole des Sables, au Sénégal. Toujours dans cette optique de renforcement de ses compétences, Stéphane DOUAN prends part successivement en 2018 à l’art de l’enseignement à l’Ecole des Sables au Sénégal et au Centre de développement chorégraphique la Termitière (CDC-la termitière) au Burkina Faso, en 2019.

«J’ai donné tenu des ateliers de formation en danse chorégraphique et en gestion culturelle à des jeunes qui n’ont pas eu la chance d’aller se faire former à l’extérieur avec des grands chorégraphes comme ça été notre cas ; puisque durant ma formation au Sénégal et au Burkina Faso, j’ai eu la chance de faire la connaissance de grands danseurs-chorégraphes à savoir Georges MONBOYE, Massidi ADIATOU, Patrick AGOGNY, Lila GREENE, Marius MOGUIBA, Salia SANOU, Seydou BORO, Serge Aimé COULIBALY, etc.», estime monsieur DOUAN.

Apres cette étape de formation importante pour la suite de sa carrière, Stéphane Kehila DOUAN est de retour au Burkina Faso où il a séjourné dans la ville de Sya. Il s’est d’ailleurs confié en ces termes ; « mon séjour ici au Burkina Faso rentre dans le cadre du projet intitulé ‘’Ankata Coaching Project’’, initié par le grand chorégraphe Serges Aimé COULIBALY que j’admire beaucoup. Cet atelier dont il est question s’est déroulé du 13 au 19 décembre 2020, du côté de la ville de Bobo-Dioulasso avec la participation de personnalités comme Vincent KOALA, Mouna N’DIAYE, Mamadou TRAORE, etc. Et chaque étape de ma présence ici a toujours été enrichissante. Il s’est agi de former les chorégraphes sur le montage de pièces chorégraphiques. En un mot, ce monsieur nous a donné la chance de chercher de nous-même le processus de montage de pièces chorégraphiques ».

Par ailleurs, il a laissé entendre qu’il a pris part à cet atelier pour des questions de recherches. Le but pour lui a été d’avoir des idées afin d’enrichir ses recherches chorégraphiques. « A mon retour en Côte d’Ivoire, je compte continuer mes recherches et partager aussi mes connaissances avec les jeunes qui n’ont pas eu la chance de sortir pour des formations. D’ailleurs, je compte revenir pour une residence de creation. J’en ai discuté avec Serges Aimé COULIBALY et il est disposé à m’aider en ayant un regard exterieur sur mon travail et aussi en me mettant à disposition son espace. En realité, l’idée pour moi est de pouvoir un jour travailler sur des partenariats avec les grosses pointures de la chorégraphie burkinabè», a-t-il signifié.

 

Boukari OUÉDRAOGO

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