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Mouhoun Festival: Le promoteur, Aboubacar Sidi Koté nous fait le point de l’organisation à quelques jours de la tenue de la 2e édition.

A quelques jours de l’événement, Infos Culture du Faso est entrée en contact avec le promoteur de l’événement culturel annuel de la région de la Boucle du Mouhoun, dénommé Mouhoun Festival. Cette année ledit festival aura lieu du 26 au 28 octobre 2018 à Dédougou. Découvrons ensemble dans cet entretien les péripéties du jeune festival qui n’a que deux ans d’existence à peine.

Infos Culture du Faso  (ICF): Veuillez-vous présenter à nos lecteurs.

Aboubacar: Moi c’est Aboubacar Sidi Koté, plus connu sous le nom de Absiko Koté je suis le promoteur de Mouhoun Festival.

ICF: Faites nous la genèse du festival Mouhoun.

Aboubacar : Il faut dire que Mouhoun Festival est né pour pallier un tant soit peu au petit manquement de promotion culturel dans la région de la Boucle du Mouhoun, quand l’on sait que c’est l’une des régions qui regorge du plus grand nombre d’ethnies du Burkina Faso, plus de 50 ethnies. Forcément il y a une diversité culturelle. Pourtant la région n’a pas un Festival musical  digne de son nom. Il y a un grand Festival mais qui est basé sur les masques. J’ai donc décidé de créer ce festival pour permettre aux musiciens d’avoir un cadre d’expression et se vendre au monde. Le festival c’est aussi pour pouvoir faire la promotion de la culture de la Boucle du Mouhoun.

ICF: Quels sont les objectifs visés?

Aboubacar : C’est comme j’ai l’habitude de le dire, l’objectif de ce festival est de permettre aux artistes locaux d’avoir un cadre d’expression, de valoriser la culture et permettre à ceux qui ne sont pas de la région ou du Burkina de venir connaitre la région de la Boucle du Mouhoun, c’est un festival qui est dédié à la région de la Boucle du Mouhoun d’où le nom Mouhoun Festival. Cette année nous sommes à notre deuxième édition, la première édition a eu lieu l’année passée pratiquement à la même période, c’était du 27 au 29 octobre et cette année la deuxième édition se tiendra du 26 au 28 octobre.

ICF: Après une première édition, quel bilan faites-vous de ce festival?

Aboubacar : Le bilan tiré de l’édition précédente est positif. Vu que la population a adhéré et compris l’esprit du Festival et que les artistes jouent parfaitement leur rôle. Nous avons voulu faire des formations, des conférences ou des panels l’année passée mais faute de moyens on n’a pas pu le faire. Mais cette année je crois que tout ce qui a été programmé aura lieu.

ICF: Quelle est l’innovation majeure de cette édition?

Aboubacar: La particularité de cette année est que nous avons pas mal d’artistes dont la plus part ne sont pas vraiment connus sur le plan national voir international, donc il faut une formation des acteurs. Nous avons donc prévu une formation sur le management cette année,  il y aura aussi une rue marchande digne de ce nom que nous avons appelé Village du Festival, il y a également une conférence qui est prévue.

ICF: Peut-on avoir une idée des artistes invités?

Aboubacar: Les artistes invités sont Adama Dramé, icône de la percussion au Burkina, il y aura Ibrahim Keita, King Faya, ATT,  Prince Zoetaaba, Freeman Tapily, Kilé, Jah Verity, Betheo, Abimael , Sydyr , Bassamuka , Dozos , il y aura les six lauréats de la région lors de la SNC passée.

ICF: A combien s’élève le budget de cette deuxième édition?

Aboubacar : Le budget de cette édition tourne autour de 12 millions. Mais qui connais le Burkina Faso, connais ses réalités financières, c’est un dossier qui n’est pas clos et tout ce que nous faisons actuellement est fait sur fond propre. C’est l’occasion pour moi d’interpeler les autorités pour qu’ils accompagnent ces genres d’initiative parce que ça permet de développer un tant soit peu le pays. Nos autorités n’ont peut-être pas encore compris que la culture est un facteur de développement. Ce festival permet de regrouper les gens et de vendre les produits locaux  notamment à travers les rues marchandes.

ICF: Votre dernier mot?

Aboubacar : Le mot de fin c’est de remercier les autorités de la région de la Boucle du Mouhoun, notamment le chef de canton, le grand imam, ce sont des personnes ressources. Mes remerciements à Rodrigue coulibaly le PCR et Aboubacar Sanou. Grand merci à vous également.

Interview réalisée par Parfait Fabrice SAWADOGO

 

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