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MUSIQUE: Entretien avec l’artiste Solice Clay.

En marge du festival festi indépendance de Banfora, infos culture du Faso a pu rencontrer l’artiste Solice Clay qui s’est prêté à nos questions. L’artiste burkinabé qui évolue plus dans l’Afro beat compte une sortie discographie disponible sur le marché du disque. Nous vous invitons à découvrir plus sur l’artiste à travers les lignes qui suivent.

ICF: Pouvez vous vous présenter à nos lecteurs ?

Solice Clay : Je me nomme Die Harmand Innocent Coulibaly, connu sous le nom de Solice clay.

ICF: Pourquoi le nom Solice Clay ?

Solice Clay : Il y’a tout une histoire derrière ce nom. Au début dans les années 2009-2010 alors que j’étais au campus et avec le frère Malkom je me faisais appeler Coulby, c’est la qu’il ma fait remarquer que tout les Coulibaly se faisait appeler Coulby. Je me suis donc entre temps trouver le nom Solice après j’ai passer à Harmand Ghetto par ce que je voulais donner une coloration rude à ma carrière. Mais j’ai fini par revenir au nom Solice et j’ai pris le Clay du grandissime Cassius Clay(Mohamed Ali). Je me fais donc appelé maintenant Solice Clay. Il n’ai pas exclus que je chance encore de nom.[rire].

ICF: Quand avez-vous commencer à faire de la musique ?

Solice Clay : Si commencer c’est à partir de quand j’ai fais mon premier enregistrement, alors cela remonte à 2009. Entre 2009 et 2010 j’ai enregistré quelques single avec Frère Malkhom et Ibrahim Keita que j’ai déclaré mais qui n’a jamais été mis sur le marché.

ICF: Quel est votre style musical de prédilection ?

Solice Clay : C’est la où c’est un peu complexe. Parce que à mes début c’était du RAP pure, ensuite j’ai fais du RNB et un peu de reggae. Mais actuellement je suis dans l’Afro beat et la world musique. Ce qu’il faut noter c’est que je ne me renferme pas sur un seul style musicale, je fais mes chansons selon mes inspirations du moment, peut-être que par la suite un style unique va se dégager. L’art est imprévisible. Souvent c’est ce qu’on écoute qui nous influence. L’album que j’ai sur le marché est beaucoup plus afro beat.

ICF: Comment se comporte votre premier album sur le marché du disque ?

Solice Clay : L’album “Proxima” est disponible depuis le 28 Octobre 2017. On a pas une industrie musicale assez développée et structurée pour booster les productions musicale. Donc l’album fais son petit bonhomme de chemin. Le plus important pour moi ce ne sont pas les chiffres de ventes mais plutôt le retour que j’ai des gens qui écoute mon album. Pour le moment c’est des échos encourageant qui nous prouve que le travail est bien fait. Comme le dis le slogan de ma maison de production Gouafo Production (l’univers des passionnés) c’est la passion qui nous guides et nous apprenons petit à petit pour nous améliorer.

ICF: L’artiste burkinabé ne vit pas forcément de ses ventes d’albums, mais il y’a également les festivals et les concerts, participez vous souvent à des spectacles ?

Solice Clay : L’artiste peut vivre de la vente de ses albums, mais c’est assez compliqué.
Les festivals et spectacles auxquelles nous participons sont un peu à l’étape embryonnaire à l’image de la majorité des spectacles dans notre pays. Donc nous apportons notre contribution sinon ce ne sont pas des spectacles qui peuvent nous permettre de vivre de notre art. Il faut pour révéler nos talents pouvoir prendre part à des festivals à l’extérieur et se vendre au monde entier. Mais même si le résultat n’est pas toujours immédiat on gagne toujours quelque chose en participant à un festival peu importe sa grandeur.

ICF: Avez vous des idoles dans la musique burkinabé ?

Solice Clay : Oui! Il serait prétentieux de dire qu’on a pas d’idole. Il y’a des artistes qui mon inspirés. Il y’a le groupe Clepto Gang que j’interprétais très souvant, il y’a Yellen, Wedyack ,la Censure qui m’ont bercé.

ICF: Que pensez vous du showbiz burkinabé ?

Solice Clay : Le showbiz c’est un business et le business c’est du capitalisme. C’est du devoir de toute les structures de travailler pour se faire une place dans ce milieu. Si une maison de production est forte, alors son artiste est fort. La concurrence est rude. Il y’a cette tendance de qualification des artistes qu’il faut éradiquer. Lorsqu’un artiste est de Bobo-Dioulasso ou de la zone on l’appel artiste bobolais mais si l’artiste vient de Ouagadougou on dit artiste burkinabé. Il faut qu’on arrête avec cela. Comme bride de solution pour améliorer le rendement de la musique burkinabé, l’État peut par exemple pour développer le métier, déconcentrer et faciliter les conditions d’accès aux financements culturel. L’État peu également par exemple déconcentrés les financements en dotant les directions de fond de soutien aux artistes dans leur limite territoriale.

ICF: Quels sont vos projets futures?

Solice Clay : J’ai tellement de chose qui mijote dans ma tête. D’abord c’est de signaler ma présence par un single que je prépare activement. Ensuite c’est de préparer une stratégie de promotion à travers la mise en place de fan club. Enfin il y’a de grande choses qui se préparent et qui seront connus au moment opportun.

ICF: Un mot à l’endroit de vos fans?

Solice Clay : Un artiste sans fans est comme un tigre en papier. On ne mesure la valeur d’un artiste de nos jour que par sa capacité à drainer du monde lors de ses prestations. Je salut déjà l’engouement et les mots de ses fans là. Ça nous galvanise et sa nous pousse à encore mieux faire. Ma devise c’est “Qu’un seul vienne” pour dire que même si c’est une personne qui prend part à ton événement c’est déjà bien. Actuellement nous représentons Banfora, une ville qui nous soutien beaucoup. Je dis merci à tous mes fans de partout le monde.

ICF: Votre mot pour conclure cet entretien ?

Solice Clay : Pour clôturer, je dirais que le public burkinabé doit apprendre à plus valoriser ses artistes par ce qu’il y’a de la matière. Nous sommes capable de faire autant que les autres et c’est au public de mettre en valeur ses artistes. Merci à Infos Culture du Faso pour l’occasion que vous m’offriez à travers cet entretien qui nous permet de nous promouvoir.

Propos recueillis par ZIE Hamed Kader OUATTARA depuis Banfora

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