ven 14 juin 2024

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MUSIQUE: Interview exclusif avec le groupe de rap Genesis.

La Genesis se présente comme un groupe, un collectif de quatre jeunes rappeurs burkinabé évoluant dans les styles hip-hop et Afrobeat. Etudiants dans la vie active, ces quatre bons jeunes se sont vues réunies par leur passion commune de la musique. Animés de nouvelles idées ; ils ont une grande vision : celle de révolutionner le rap burkinabè. Une équipe de « Infos Culture du Faso » est allée à leur rencontre afin de vous obtenir plus d’informations.

Infos Culture du Faso : Veuillez bien vous présenter !
Genesis : La Genesis se présente comme un groupe de quatre jeunes s’illustrant dans les styles hip-hop et Afrobeat. Burkinabè ayant pour membres Diallo Faridh (professeur patman), Bilogo Frank (Didjuik), Ganamé Samir (Samir aka le pokémon rare) et Baro Ahmed (Bedjik). Hors mis la musique, Diallo Faridh est étudiant en Informatique, Bilogo Frank est étudiant en Droit, Ganamé Samir étudiant en Transport Logistique et Baro Ahmed est étudiant en Génie Civil.

ICF : Pouvez-vous nous raconter votre histoire ?
Genesis : Le groupe est né de la passion du hip-hop ainsi que de l’amitié entre les membres du groupe. En effet, nous avons tous fréquenté la même école « Complexe Aurore », certains ayant à la base un talent pour la danse, d’autres pour le rap et d’aucuns pour les deux. Étant donné que chacun de nous rappait en solo, nous avons réalisé un soir qu’ensemble nous étions beaucoup plus fort. Et la petite rivalité entre nous en terme de lyrics, de flow nous poussait à nous surpasser et c’est ainsi qu’il y a deux ans est née la « Genesis ».

ICF : Pourquoi le nom « Genesis » ?
Genesis : ‘’Genesis ‘’ signifie le commencement, le début. C’est parce que nous comptons lancer une nouvelle image de la musique burkinabè et pourquoi pas du show-business.

ICF : Vous êtes tous étudiants, pourquoi le choix de la musique et du rap ?
Genesis : D’une part, Le rap au Burkina est à l’état embryonnaire, le mouvement hip-hop au Faso est au point mort. Si vous avez remarqué on traite les rappeurs de fous, de drogués et nous avons pensé que nous pouvons faire quelque chose pour remédier à cela. Donc nous avons l’intention d’insuffler une nouvelle dynamique au rap Burkina Faso. Nous voulons un style de rap qu’un père et son fils peuvent écouter ensemble car dans nos chansons vous ne
verrez pas des termes vulgaires, pervers ni d’images obscènes. Un rap motivant et inspirant pour la jeunesse. D’autre part, c’est par passion, depuis la classe de première. Nous avons commencé en solo par les imitations, les freestyles avant de nous regrouper.

IFC : De quoi parlent vos chansons ?
Genesis : Pour le moment on n’a pas encore d’album mais nous comptons à notre actif quatre chansons : Puissanci, Démontada, Tu es fou, Fermes-la ! La thématique principale de nos chansons c’est l’auto motivation. On essaie de motiver nos camarades à travers nos titres .Par exemple notre titre ‘’Puissanci’’ évoque la capacité, la force de tout être humain à réaliser de grandes choses. On appelle les jeunes à prendre conscience du potentiel qu’ils ont afin d’opérer de grandes choses.

ICF : Quelles sont les difficultés que vous rencontrées dans votre parcours ?
Genesis : Au début, la principale difficulté était familiale. La famille n’approuvait pas nos choix de faire la musique mais le travail et la persévérance elle a fini par accepter l’idée et aujourd’hui elle est notre plus grand soutien. Nous avons des tantes et des oncles qui font souvent le déplacement pour suivre nos prestations. L’autre difficulté reste la réticence de la population vis-à-vis du rap. Les gens ont une mauvaise opinion des rappeurs soit disant que ce sont des drogués donc ils ne nous soutiennent pas trop.

ICF : Quels sont vos projets futurs ?
Genesis : A court terme, nos perspectives sont de sortir les deux clips qui nous ferons connaître sur le plan international. Il s’agit des titres ‘’Démontada’’ et ‘’Puissanci’’ ce dernier est un clip dans lequel nous nous sommes énormément investis en collaboration avec le sportif burkinabè Iron Biby et le maître d’arts martiaux Tatiou Fatiou. Nous espérons être classés en 2019 dans la catégorie meilleur clip africain de l’année. Dans le long terme ; c’est la sortie de notre premier album prévu pour fin 2020 et nous voulons nous étendre en Afrique
Occidentale voir Anglophone et exporter le rap africain en Europe.

ICF : Pouvez-vous nous parler de votre collaboration avec Iron Biby, quel est le but d’une telle association ?
Genesis : Pour la réalisation de notre clip ‘’Puissanci’’ qui parle de force, nous avons eu la bonne idée de faire apparaître Iron Biby car il est la personnification même de la force. Il est l’exemple parfait reflétant la force, le pouvoir et la puissance ; C’est pour cette raison.

ICF : Quelle analyse faites-vous de la culture au Burkina Faso ?
Genesis : Il y a une prise de conscience par rapport aux années précédentes mais concernant le rap, les gens n’adhèrent toujours pas trop. Les gens ont tendance à fuir à la prononciation du mot rap. Le rap cherche toujours à s’imposer.

ICF : Quelles sont vos attentes en l’endroit du Ministère de la culture ?
Genesis : Nous attendons du Ministère de la Culture plus de soutien, qu’il accorde plus d’importance à la musique urbaine et qu’il augmente le coefficient de la musique urbaine au BBDA. Il pourrait organiser un festival pour promouvoir le rap burkinabè et d’octroyer un kundé pour la catégorie rap.

ICF : Que pensez-vous apporter comme changement dans le domaine musical au Burkina Faso ?
Genesis : Nous souhaitons redorer le blason du rap, positionner le rap comme la première musique consommée du Burkina Faso et relever la notoriété du rap burkinabè à travers nos titres composés dans le respect des mœurs et des valeurs sociales.

ICF : Un mot pour clore ?
Genesis : Nous remercions toutes les personnes qui de près ou de loin soutiennent la Genesis. Un merci à Iron Biby ; Arnell Fashion qui nous habille décemment et la maison de production Fushia. Nous invitons les autorités, les producteurs, les promoteurs d’évènements culturels à accorder plus d’importance au rap. Et au public burkinabè, nous lançons l’appel de prendre le temps afin d’apprécier l’approche musicale de la Genesis et il réalisera qu’il pourra
aimer. Merci !!

Raissa Doumi (stagiaire)

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