dim 23 juin 2024

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MUSIQUE : Jacob Salem actuellement au pays pour l’enregistrement de son dernier album.

Jacob Salem est l’un des ambassadeurs de la musique burkinabè en
Europe. Dans son jeune âge il était Serviteur du Mogho Naaba. C’est
alors au palais qu’il a été piqué par la musique. Surtout celle puisée
du terroir Mossi et mixée avec des rythmes modernes dont le Rock. La
vedette baptise ce style ‘’ROCK MOSSI’’. Un mélange d’instruments
traditionnels et modernes qui donne des fruits succulents pour les
oreilles des mélomanes. Dans l’entretint récent avec INFOS CULTURE DU
FASO le 21 mai 2019, l’international Jacob Salem affiche toujours son
attachement aux valeurs rationnelles et morales de son pays le
Burkina.

Guitariste à la base, ce chanteur burkinabè́ fait depuis des années en Europe, la promotion des styles festifs et traditionnels comme le warba. La sortie de son premier album Nanluli fut le 25 janvier 2018, avec l’accompagnent de son ami André. L’œuvre se caractérises par des textes poétiques, des instrumentaux de tradition Mossi colorés de ROCK BLUES. En effet, depuis le palais royal à la rue en passant par d’autres endroits, Salem a appris et maitrise maintenant 46 rythmes du terroir.

‘’Quand je dis rock mossi c’est un style de mélange de ROCK BLUES avec du Warba, du Salou, Wirbindé, Wiré, Liwaga.…’’, a expliqué Jacob à notre micro. Son séjour auprès les siens lui donnera, selon lui, l’inspiration et la motivation pour enregistrer son dernier opus dont la sortie est prévue en 2020. Par ailleurs il poursuit son projet cinématographique car il dit avoir de grands films de 50 minutes à deux heures ; avec beaucoup de ‘’très belles histoires’’. Dans un futur proche l’Afrique doit s’attendre à vivre un festival à Ouagadougou. Le nom serait ‘’
FESTIVAL DU ROI ET DE LA REINE’’.

Récemment Salem a été sélectionné par la RFI qui le soutien dans la promotion de ses œuvres durant sa carrière. Malgré les efforts des artistes et du gouvernement, l’homme qui connait la France depuis 1989 confit qu’en réalité la musique burkinabè n’y existe pratiquement pas : ‘’On parle plutôt de la
musique Sénégalaise, malienne, ivoirienne, congolaise et autres. Je
vous dis clairement que les musiciens burkinabè ne travaillent pas
leur musique. C’est pour cela que nous n’avons pas de place là-bas’’,
a-t-il renchéri.

Afin de relever ce défi il demande aux jeunes voulant se lancer dans
la musique d’écouter simplement les racines du mouvement comme
George Ouedraogo, Razo, Zougnazagmda, Sawadogo Dominique, Larlé Naaba,
Issouf compaoré, Tofélé et bien d’autres pionniers. Après sa
tournée prochaine en suisse France et pays bas, il promet de revenir
faire une tournée nationale au pays. Disons le tout premier grand
face-à-face avec le public local ; afin de présenter sa musique et
éventuellement inspirer et susciter, auprès des jeunes, des
vocations pour les styles traditionnelles.

Après son séjour au pays Jacob va retourner en Europe, en France.
Comme depuis des années, il ira y livrer des concerts. Le burkinabè
est aussi suivi dans de nombreux pays à l’étranger car il compte des
fans en Suisse, en Australie, aux Etats-Unis, en Atlanta, en Chine,
au Coré du Nord…

Interview réalisé par Parfait Fabrice SAWADOGO

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