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MUSIQUE: Kalam sème la graine d’espoir avec la sortie de son second album « Tiin bo »

Trois ans jour pour jour après la sortie du premier album de sa carrière, l’artiste-musicienne burkinabè, Kalam revient, sur le marché du disc, avec un second album intitulé «Tiin bo». Fort de 9 titres bien comptés, la présentation officielle de ce tout nouvel opus a eu lieu ce jeudi 3 juin 2021, à Ouagadougou.

Virtuose de l’instrument de musique traditionnelle « le Kundé » d’où son pseudonyme La Reine du Kundé pour certains et le Kundé au féminin pour d’autres, Kalam commence sa carrière en tant que danseuse. Par la force des choses, elle raccroche cette passion, pour ainsi s’adonner définitivement à la musique en 2007. Son courage, sa persévérance, et son bravoure lui valent de mettre sur le marché discographique, un tout premier album, en 2018. Et pour entériner cette présence dans la sphère musicale burkinabè, elle a procédé à la dédicace, ce 3 juin 2021, du second album de sa carrière. C’était dans les locaux du complexe récréatif le P’tit Bazar, sis dans le centre-ville de la commune de Ouagadougou.

Amis, fans, famille et collègues artistes ne ce sont pas faits prier pour venir assister à la sortie officielle de ce joyau de Kalam, qui du reste, est une véritable saveur musicale à déguster. Fort de 9 titres bien orchestrés, cet album est un pont entre les instruments de la musique traditionnelle et la voix envoûtante de l’artiste. Chantés essentiellement en langues nationales morée et dioula, auréolés d’un peu de mots en français, les titres de cette œuvre sont entre autres, Mousso Bognin, Witbi yaada, Poog saada, N’naye naan, Buudu warba, Hymne nationale instru tradi, On gagne (featuring Duny yaam), Faan Paa-rité, et enfin Sukou kan.

En effet, la richesse de cet album réside dans la combinaison des instruments de musique du terroir à savoir le Kundé (cette sorte de guitare traditionnelle à trois cordes, pratiquée aussi bien chez les mossi, les Bissa, que chez les Dioula) et le kalambart. Le dernier cité a été créé, conçu et utilisé par l’artiste elle-même, d’où le nom Kalambart qui signifie « la batterie de Kalam», se classant ainsi dans la famille des instruments de percussion. C’est en effet un instrument particulier muni d’une grosse calebasse dont le rythme est actionné par une pédale artisanale. La somme de ces deux instruments, couronnée du visage voilé de l’artiste laisse entrevoir tout le mystère et la beauté de cette œuvre musicale de Kalam.

Par ailleurs, les hommes de médias n’ont pas manqué de revenir sur le mystère qui entoure le voile posé sur son visage. Elle a ainsi fait savoir que cela reste artistique et que le jour viendra où le monde découvrira enfin son visage. Aussi, s’est-elle exprimé en ces termes : « cet album aborde un peu toutes les thématiques qui touchent notre société notamment, l’amitié, l’amour, la bénédiction, etc. En un mot, cet énième album de ma carrière apporte des messages d’espoir. Je remercie au passage tous ceux qui se sont déplacés afin de me soutenir ce soir, en particulier mon père. Quant au voile sur mon visage, je demanderais aux fans et journalistes d’être encore patients. »

Le CD Nº002 de l’album a été offert à une amie et fan de de l’artiste, du nom de Safi Lobo Ouédraogo. Dans la foulée, cette dernière a promis à l’artiste, la réalisation d’un clip-vidéo d’une valeur de 500 000 frcs CFA. Une prestation pas des moindres a clôturé la soirée, dont l’annonce de l’artiste sur le podium a été faite par le parolier des temps modernes, Donsharp Debatoro.

Boukari OUÉDRAOGO

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