NAK 2021: Les organisateurs dressent un bilan satisfaisant

 NAK 2021: Les organisateurs dressent un bilan satisfaisant

La cité du cavalier rouge a abrité du 24 au 28 novembre 2021, la 26e édition des Nuits atypiques de Koudougou (NAK). Et en plus des activités ludiques, la grande scène des NAK a connu un mélange de culture par le biais des prestations d’artistes venus d’ici et d’ailleurs pour épanouir les festivaliers.

Participer à la promotion de l’économie créative et le développement local à travers la culture, telle est l’idée des NAK. Ainsi, après cinq jours d’intenses activités ponctuées de prestations d’artistes burkinabè et internationaux ainsi que des troupes traditionnelles, la 26e édition de l’événement a refermé ses portes, dans la nuit du 28 novembre 2021. Ce sont entre autres des artistes comme Amzy, Kayawoto, Sidiki Diabaté, Miss Tanya, MC one, Greg le Burkinbila, DJ Mix, Bil Aka kora et bien d’autres qui ont animé le plateau artistique de cette édition. Des rencontres professionnelles et des défilés de mode étaient également au rendez-vous.

Pour le Directeur des NAK, Koudbi Koala, le bilan est satisfaisant en ce sens que cette présente édition a fait face à se nombreux défis. De ses dires, cette édition aurait pu ne pas se tenir du fait de la dégradation de la situation sécuritaire ces dernières semaines et de la grogne sociale constatée ça et lay dans le pays. Et c’est une grâce que tout c’est soit bien déroulé vu que nous avons atteint le taux de réussite est estimé à 85% selon lui. Artistiquement, dit-il, les artistes ont donné le meilleur d’eux-mêmes afin d’assurer de vraies prestations au profit des festivaliers. «La chance est que nous avons eu un bon son et de la bonne lumière. cependant, ça n’a pas été facile du coté de l’entrée parce que beaucoup estimaient que c’était chère. Malgré tout nous avons été surpris du nombre de festivaliers revus sur le site durant ces cinq jours », a-t-il expliqué.

Le NAK, c’est également une gamme variés de produits locaux et non locaux exposés au niveau de la rue marchande. Des avis de certains exposants, le marché n’était pas au beau fixe. D’autres par contre s’en frottent. Du reste, ils félicitent les organisateurs d’avoir rendu possible la tenue de cette édition. C’est du moins le constat que nous avons fait au dernier jour de l’événement. A en croire Romuald Badélé, commerçant et occupant de stand de maquis et grillades, le marché n’est pas acceptable car dit-il, le prix d’entrée est très élevé par rapport aux années passées. « Les années passées c’était 500 F CFA et on avait assez de visiteurs mais compte tenue de la hausse du prix d’entrée qui est à 1000 F CFA, les clients préfèrent s’arrêter dehors pour faire leur marché puis repartir », a-t-il déploré.

Même son de cloche pour Dorcas, une commerçante. A l’en croire, elle a commencé à se faire de la clientèle seulement les derniers jours. Mais selon elle, celà s’explique par la hausse du prix d’entrée. De son avis, lorsque tu viens avec une famille, tu ne peux tous les faire entrer à ce prix, sachant que tu vas faire des achats. Par ailleurs, elle invite les organisateurs à se pencher sur la situation des gens avant de fixer les prix dans les années à venir. Seni Thomas, agent de l’entreprise 3MI s’est quant à lui exprimé en ces termes. « Vu l’enjeu sécuritaire et sanitaire, on s’attendait en venant, avoir du monde mais pas plus qu’on voit. La rue marchande est pleine depuis le premier jour et on a eu la chance d’assister à des prestations artistiques. Mais ce que nous déplorons, c’est la hausse du prix d’entrée. Au début, on aurait entendu que c’est 1000 F CFA mais au regard du déroulement des évènements, ils auraient pu revoir ce tarif. Au regard de l’envergure des NAK, l’espace devrait être accessible à un plus grand nombre de personnes ».

Certains partenaires ont aussi donné leur point de vue sur cette 26e édition des NAK. Selon Zerbo Idrissa, agent commercial de Wendkuni Bank International, les NAK se sont bien déroulées. C’est selon lui, un cadre qui permet des rencontres d’imminentes personnalités. Ce qu’il souhaiterait pour les prochaines éditions, c’est de prévoir des poubelles pour que les spectateurs puissent déverser leurs ordures, et également prévoir un mécanisme pour atténuer la poussière. Du reste, il a laissé entendre que les prestations artistique étaient de taille. A ce propos, il salue la présence des artistes internationaux, chose que ne fera qu’accroître la visibilité de ceux locaux à l’extérieur. Il s’est saisi de l’occasion féliciter les organisateurs et les visiteurs qui ont donné beaucoup d’éclats à l’événement.

Rendez-vous est donc pris du 30 novembre au 4 décembre 2022 pour la 27e édition, sous le thème « Culture et cohésion sociale ».

André Yameogo (stagiaire)

Parfait SAWADOGO

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Résoudre : *
15 ⁄ 3 =