ven 21 juin 2024

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Nouvel an : 2023, une année de grandes ambitions, selon le conteur François Moïse Bamba

Promoteur du Festival International des Arts de la Scène et des Savoirs Endogènes (FIASSE), la personne de François Moïse Bamba n’est plus à présenter. Conteur, comédien et opérateur culturel, il ne cesse de porter haut le flambeau culturel du Burkina Faso. Et comme pour beaucoup d’autres acteurs culturels, l’homme fait une rétrospective de ses activités en 2022 tout en se confiant sur ses projets pour cette année 2023. C’était au cours d’un entretien accordé à notre rédaction.

Infos Culture du Faso (ICF) : Parlez-nous de votre carrière.

François Moïse Bamba (FMB) : cela fait un peu plus de vingts ans que je vis du conte, du théâtre et du cinéma. En vingts ans, je suis arrivé à m’imposer tant sur le plan national qu’International comme un conteur de référence. Je suis en tournée plus de 6 mois par an depuis plus de 15 ans.

ICF : Parlez-nous des activités qui ont marqué votre carrière en cette année 2022.

FMB : Comme d’habitude ce sont mes tournées à l’international car c’est ce qui me fait vivre…
Sur le plan national, il y a eu deux projets essentiels : celui de créer et développer sept (7) espaces de conte mensuel dans 7 quartiers différents de la ville de Bobo-Dioulasso, avec l’aide financière de l’ASBL Belge AFRICALIA. « Je profite d’ailleurs leur adresser mes remerciements pour tout ce que cette structure fait pour le développement des arts et de la culture en Afrique en généralet au BurkinaFaso en particulier… »
L’autre projet, c’est la 4e édition du FIASSE que nous avons pu réaliser. Et cette édition a mis à l’honneur la communauté Gourounsi du Burkina…

ICF : Quel bilan tirez-vous de toutes ces activités ?

FMB : Le bilan est complètement satisfaisant. Nous avons eu de très bons accueils de la part du public, tant pour les moments des contes mensuels dans les quartiers que le festival qui a fait le tour de toutes les régions Gourounsi. Il faut dire que cette édition du FIASSE a consisté à organiser des journées et soirées culturelles dans chaque chef-lieu de province de la communauté à l’honneur, mais aussi à tenir la phase festival à Bobo-Dioulasso avec des troupes venues de toutes ces régions, du Benin, de la Côte d’Ivoire, du Togo et du Brésil pour un total de 170 artistes. Il y a eu également des conférences, des soirées et journées de rencontres riches…

ICF : Des difficultés ont-elles émaillé le bon déroulé de vos différents programmes en 2022 ? Si oui, lesquelles ?

FMB : Oui. Les difficultés, il y en a eu, surtout financières. Si pour le projet des contes mensuels on n’a pas eu de soucis avec l’aide de AFRICALIA, c’est surtout pour la 4e édition du FIASSE que nous avons eu très peu de soutiens. Sur un budget total de plus de vingt millions de f cfa, nous étions à plus de 95% de financement sur fonds propres. Nous commençons donc cette nouvelle année avec des dettes à hauteur de neuf millions de francs CFA.

ICF : De façon générale, que pensez-vous des activités culturelles au Burkina, au cours de cette année ?

FMB : Il faut dire que le Burkina Faso regorge de potentialités énormes en termes de diversités culturelles et artistiques, de qualités et de compétences des acteurs culturels, de la qualité des évènements artistiques et culturels divers. Cependant, il y a un besoin plus grand d’accompagnements, même si le Fonds de Développement Culturel et Touristique (FDCT) fait ce qu’il peut pour accompagner ces potentialités.

ICF : Nous sommes à l’aube de 2023, quelles sont vos perspectives ?

FMB : Les perspectives sont plus grandes et plus ambitieuses. Je peux entre autres citer le renforcement et la perpétuation des contes mensuels, la 5e édition du FIASSE qui fera honneur à la communauté des bwaba et l’ouverture officielle de l’espace Oralité la Forge au siège de la Compagnie les Murmures de la Forge à Sikasso sira. Nous voulons également maximiser sur la mise en place de beaucoup de formations.

ICF : Quels sont vos vœux pour la nouvelle année ?

FMB : D’abord la sécurité totale sur toute l’étendue du territoire burkinabè et même chez les voisins; et ensuite la santé, la paix du cœur et beaucoup d’humanité dans nos actes quotidiens…

ICF : Nous sommes au terme de notre entretien, quel est votre mot de fin ?

FMB : Je voudrais souhaiter tous les vœux de succès et de prospérité à votre journal… Que les peuples burkinabè, africains et du monde entier soient dans l’amour du prochain et qu’ils consomment énormément ces produits culturels.

Interview réalisée par Parfait Fabrice Sawadogo 

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