Actualités Entretien Musique

« On peut mentir dans plusieurs domaines mais pas dans la musique», Seydou Koita, guitariste burkinabè

Ils sont dans l’ombre mais participent fortement à la mise en valeur de la musique et des spectacles des artistes. Eux, ce sont les instrumentistes. Votre plateforme d’informations culturelles Infos Culture du Faso fait un zoom sur un guitariste soliste qui force l’admiration par son talent et son expérience. Seydou Koita puisque c’est de lui qu’il s’agit est un jeune guitariste burkinabè.

Seydou Koita hérite son art de ses parents. En effet, il fait ses armes auprès de son père Aboubacar Koita avec qui il se construit une carrière riche et influente. Par les conseils et l’encadrement de son géniteur, il se forge un parcours artistique bien nourri d’expériences et de talents. Par un style personnel, Seydou Koita se dote d’une cote de popularité sur la scène musicale burkinabè et enchaine des spectacles à succès à l’échelle nationale et internationale.

Fort de ses expériences et de ses talents, ce jeune instrumentiste, qui fait la fierté du Burkina Faso, met son art au service de plusieurs artistes nationaux et internationaux. Fortement sollicité pour des événements culturels, Seydou Koita se distingue dans son domaine par la maitrise de son instrument et le travail bien fait. « Il faut connaitre son instrument et savoir accompagner les artistes », conseille-t-il

En dépit de quelques difficultés liées au contrat entre instrumentistes et artistes, le guitariste soliste estime que la valeur des instrumentistes ne peut être monnayée car, dit-il, c’est une question de conclusion entre les artistes et les instrumentistes. Seydou Koita invite, par ailleurs, les jeunes au travail. « On peut mentir dans plusieurs domaines mais pas dans la musique car tout se passe sur le terrain », prévient-il

Afin de promouvoir et valoriser la musique burkinabè, Seydou Koita propose la formation de la relève. « Les acteurs du monde culturel et artistique doivent être capables de détecter les jeunes talents afin de mieux les professionnaliser », propose-t-il. Il félicite et encourage d’ailleurs tous ceux qui œuvrent pour le rayonnement de la musique burkinabè. « Un jour viendra, nos arbres finiront par nous donner les fruits que nous attendions», conclut-il

Barry Demba Ka

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Résoudre : *
18 ⁄ 9 =