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Ouahigouya : Le Ministre de la culture Abdoul Karim Sango a échangé avec les forces vives sur la question de l’extrémisme violent

Le ministre de la culture, des arts et du tourisme, Monsieur Abdoul Karim Sango a effectué le déplacement à Ouahigouya ce jeudi 09 juillet 2020. Sa présence dans la cité Naaba Kango, s’inscrit dans le cadre de sa tournée de diffusion des résultats du colloque national sur l’extrémisme violent et les valeurs de référence, une initiative qui a été rendu possible grâce à l’accompagnement du Programme des nations unies pour le développement (PNUD). C’est lors d’une conférence, que l’autorité a échangé avec les forces vives de la localité, sur la question de l’extrémisme violent et, comment se servir des valeurs culturelles comme bouclier, pour rompre avec le mal.

C’est la cité Naaba Kango qui a abrité la 11ème étape de la tournée du ministère de la culture du Burkina Faso, en ce qui concerne la communication des résultats du colloque national sur le rôle de la culture dans la prévention, la lutte contre l’extrémisme violent et dans la promotion de la cohésion sociale au Burkina Faso, tenu en novembre 2018 à Dori. Lors des échanges avec les forces vives et les acteurs culturels, de la région, le ministre Sango a indiqué, que cette initiative trouve son sens, face au constat selon lequel, le Burkina Faso depuis quelques années, est dans une zone de turbulences, avec des violences aveugles qui endeuillent le pays.

« L’une des raisons de ces problèmes que nous subissons, peut trouver son origine dans notre rupture avec notre culture, nos traditions et les valeurs fondatrices de notre société », explique Sango, qui reste convaincu que, « si les burkinabés s’interrogent, sur ce qu’ils sont, sur quelles ont été les valeurs fondatrices du territoire, ces valeurs qui ont permis que pendant des millénaires, nos peuples aient vécu en bonne intelligence, ces valeurs que sont la solidarité, l’hospitalité, la tolérance, le respect des aînés, la parenté à plaisanterie, si celle-ci sont promues et enseignées, nous pourrions affronter plus efficacement le défis de l’extrémisme violent au Burkina Faso ».

Bannir la stigmatisation

Ne nous faisons pas d’illusion, que nous soyons Mossé, peul, bissa gouronssi, Bobo et j’en passe, la soixantaine d’ethnie que compose ce pays, sont condamnés à vivre ensemble sur le territoire car ce pays appartient à tous le monde, poursuit le Ministre, tout en invitant à trouver un fond de valeur commun autour des quels, il faut pas transiger afin de pouvoir affronter tous défis qui s’impose. « Nous devons réinterroger les mécanismes androgènes de gestions des conflits, car les conflits ne datent pas d’aujourd’hui, mais jamais ils n’ont atteint ce niveau d’absurdité, nous devons donc travailler à sauver le pays et à garantir aux générations futures, un burkina de paix et de stabilité ..», renchérît Sango.

Abdoul Aziz Sawadogo

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