PAJE 2022 : Les rideaux se referment

 PAJE 2022 : Les rideaux se referment

La deuxième édition du projet des Partages artistiques pour la jeunesse (PAJE) a refermé ses portes après cinq jours de célébration. Pour cette deuxième édition, plus de douze-mille enfants ont pris part à cette commémoration.

Après cinq jours de partages artistiques, la deuxième édition des Partages artistiques pour la jeunesse (PAJE) a refermé ses portes. Initié par l’association burkinabè le Théâtre Soleil, les objectifs du festival ont été d’une part de développer et faire progresser le secteur du spectacle vivant professionnel au jeune public burkinabè, et d’autre part de démocratiser de façon plus accrue l’offre de spectacles au jeune public. Tenue du 08 au 12 novembre 2022 à Ouagadougou, la manifestation à caractère gratuite a mobilisé plus de douze-mille enfants.

Selon Thierry Ouéda le directeur des PAJE, plusieurs activités ont été menées au cours de l’édition. Pour cette deuxième édition selon le représentant, cinq (5) spectacles, vingt-quatre (24) représentations constituées de contes, des rencontres avec les artistes, des ateliers de formation, des lectures de textes jeunesses ont été menés. «Les activités ont consisté à organiser des représentations pour les enfants, les petits enfants et aussi pour les jeunes. Nous avons joué pour la maternelle, pour le CP, et pour les lycéens dans les écoles et nous continuons», a-t-il soutenu .

Au regard du contexte difficile au Burkina Faso, pour la deuxième édition, pour l’équipe de Théâtre Soleil, l’art était la meilleure opportunité de créer, de résister, de rêver et d’espérer un lendemain meilleur pour tous les enfants. Pour ce faire, il était donc question pour les enfants, à travers l’art de défendre leur identité, leur pays malgré les différences. Toute chose qui a permis à Thierry Ouéda de déclarer une satisfaction quant à l’atteinte des objectifs de l’édition.

«Nous avons atteint nos objectifs parce que premièrement, il était question de ne pas céder à la peur, de ne pas céder au désert. Deuxièmement, parce que refuser de donner une place à la culture pendant ces moments difficiles, c’est jouer le jeu de ceux qui nous imposent la violence. Nous avons refusé cela. Pour nous, l’identité d’un pays, c’est la culture. On reconnaît notre pays par rapport à sa culture et pour nous, c’est l’identité de notre pays que nous avons voulu défendre à travers cette édition en disant qu’il est important de défendre le Burkina Faso en montrant que c’est un pays où les gens vivent, adorent la paix et ont décidé de lutter», a-t-il indiqué.

Abdoul Rasmané, spectateur, a quant à lui apprécié ces moments de communion avec les autres durant le festival. «ç’a été, intéressant. Des dessins en passant par le théâtre, tout a été génial. Je souhaiterais que les prochaines éditions soient encore plus meilleures», a-t-il lancé. Pour les prochaines éditions des partages artistiques pour la jeunesse, le cap sera mis sur la décentralisation de l’évènement et la dotation de nombreux spectacles.

En rappel, le projet Partages artistiques pour la Jeunesse est une plateforme de spectacles vivants de jeune public. Cet espace professionnel au Burkina Faso est initié par le Théâtre Soleil avec pour objectif de développer à long terme un cadre de réflexion et d’échanges non seulement entre les équipes burkinabè, mais également avec d’autres pays de la Sous-Région ou d’Europe.

Joël THIOMBIANO

Parfait SAWADOGO

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