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Portrait : A la découverte du chorégraphe Olivier Gansoré.

Ambitieux et sûr de ses pas de danse qui font de lui un chorégraphe, le danseur-interprète qui est passionné d’enseigner la danse aux enfants est l’objet de notre curiosité. Pour en savoir davantage, nous sommes allés à sa rencontre. Lisez plutôt !

Un danseur confirmé et convaincu ? En quelle année ? Début d’une aventure de danseur 2009. « Quand je suis venu à Ouagadougou, j’étais sans tuteur sans appui familial et je suis devenu aventurier dans mon propre pays, donc ma décision d’aller dans la danse n’a pas eu d’influence quelconque ». En foulant l’univers clos du Centre de développement de la chorégraphie (CDC), Olivier Kiswinsida Gansoré que nous avons croisé sur notre chemin, nous parle de sa passion pour la danse depuis son enfance. « J’étais danseur quand j’étais petit. Je dansais tous les genres musicaux dans les ballets à l’école et aussi j’apprenais aux élèves à danser pour la préparation des soirées scolaires culturelles ». Du haut de son 1m 80, coiffé d’une touffe de  cheveux dreads, Olivier Gansoré dit Choco a fait partie de ces six danseurs confirmés dans la danse contemporaine qui ont pris part au programme de mentorat de cette année.

Par ailleurs, le danseur Olivier s’est investi également dans le social en organisant, à chaque vacance scolaire, un camp de formation dans un quartier populaire de Ouagadougou. Il concourt, au profit des enfants et adolescents défavorisés à des ateliers artistiques et culturelles notamment les danses urbaines traditionnelles, contemporaines, le théâtre, les jeux d’acteurs et la poésie. Pour lui, les enfants aujourd’hui étant les responsables de demain, leur octroyer une formation socioculturelle est aussi primordiale qu’incontournable. « La jeunesse a besoin d’être suivi. C’est ma contribution à la société et je compte développer mon art pour les enfants de la rue tout en espérant que cet art soit thérapeutique. Mon seule ambition, c’est d’exceller dans la formation des enfants dans le dialogue de corps », a-t-il confié. Outre ces activités avec les enfants, il collabore avec des associations comme Wécré Théâtre et GAIA Faso où il anime des ateliers de danse dans les prisons de Ouagadougou et de Bobo Dioulasso au profit des femmes et des détenus mineurs. Déjà au lycée en 2009, il a participé à plusieurs compétitions de danse. C’est à cet effet qu’il devient par la suite formateur et chorégraphe d’un groupe d’enfant à qui, il fait remporter des trophées lors de Compétitions telles que Bambino show, Fitini show, etc.  C’est à cette occasion que  le jeune Olivier  a nourri  l’ambition de se professionnaliser en mettant en place des projets de créations artistiques. En 2010, tout en accompagnant des artistes chanteurs dans la conception chorégraphique, Olivier intègre l’Association culturelle Africa massa, la compagnie de danse ACMA. Avec cette compagnie en 2012, il remporte, le trophée de la création chorégraphique à la semaine nationale de la culture (S.N.C.) et le prix spécial de l’assemblée national. Pour renforcer ses qualités de danseur, Olivier intègre le programme triennal de formation « Yeelen don » du centre de développement chorégraphique la Termitière (CDC-la termitière), une formation qui lui permet de se former au côté de chorégraphes de renom tels que Salia Sanou, Seydou Boro, Serge Coulibaly, François Verret, Zam Ebalé, Bienvenue Bazié, Odile Sankara, Ildevert Méda.

Achille ZIGANI

 

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