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Projection du court-métrage « Nerwaya » : le réalisateur Pascal Ganamé fait la promotion du vivre-ensemble

« Nerwaya », c’est le titre du court-métrage du cinéaste et réalisateur burkinabé Pascal Landaogo Ganamé. Cet homme passionné de cinema, a procédé à la projection de l’avant première de son œuvre, le jeudi 04 février 2021, à la salle des fêtes de la mairie de Ouahigouya en présence des autorités. C’est un film documentaire de vingt-six minutes, riche en éducations qui illustre le bien-fondé de la tolérance religieuse et l’acceptation de l’autre dans sa différence qui a été proposé.

Encore une œuvre de plus pour le réalisateur Pascal Landaogo Ganamé qui se bat pour le développement du septième art au Burkina Faso et dans la région du nord en particulier. Dans son modeste studio Avenir Production Audio visuelle (SAPAV-Production), ce vieux, plein de modestie consacre ses moments à produire des œuvres qu’ils réalise très souvent lui même. Le film documentaire qui a été présenté aux autorités est intitulé « Nerwaya », qui signifie (Lendemain meilleur). Dans cette œuvre, le réalisateur fait la promotion de la tolérance religieuse, facteur de cohésion sociale et de bon vivre-ensemble.

Dans le film, l’on aperçoit des acteurs qui sont des personnes ressources, de Sa Majesté Naaba Kibaa, Roi du Yatenga en passant par les responsables religieux (chrétiens, musulmans catholiques..), tous ont tenu un message commun, c’est-à-dire, « la religion ne doit pas être source de violence ». Pour dire donc, que Dieu a créé les hommes et les différentes religions et que chacun doit tolérer l’autre dans sa croyance religieuse et l’aimer comme son prochain. C’est entre autres, l’enseignement que nous enseigne ce court-métrage « Nerwaya » du Sieur Ganame.

Le gouverneur de la région du Nord, Monsieur Justin Somé, présent à la projection du film en tant que président de la cérémonie, a tenu à félicité le promoteur pour la qualité de son œuvre. Pour lui, le héros du jour, Pascal Ganame en l’occurrence, est le témoignage vivant que la filière cinéma et audiovisuelle n’est pas seulement l’apanage des professionnels de la capitale burkinabè, mais aussi ceux des régions du pays. Tout en saluant la mobilisation dont ont fait montre les différentes couches sociales venues visionner ce film qui magnifie la beauté du bon vivre-ensemble au Burkina, l’autorité a aussi souhaité que l’exemplarité de l’auteur puisse inspirer d’autres jeunes à s’aventurer dans les différents métiers du cinéma afin de susciter un développement de la filière au nord.

Après avoir minutieusement visionné le film, les participants n’ont pas manqué d’acclamer le promoteur pour cette richissime œuvre dont le seul but recherché est le « vivre-ensemble ». À cet effet, certains ont pris la parole pour donner leurs points de vu sur le film et faire des témoignages. C’est le cas de madame Bazié, restauratrice, qui a fait le présent témoignage; « J’étais musulmane, quand mon marie m’a vu et qu’il a dit qu’il voulait m’épouser, mes parents ont exigé qu’il se convertisse en musulman, chose qu’il a fait, et après, c’est moi même je me suis converti pour devenir chrétien, et je vous assure qu’on a pas de problème et nous vivons heureux avec nos enfants ».

« J’ai fais la projection du film à la demande de l’association “Bonne Action” qui se bat également pour la cohésion sociale au Burkina Faso, et avec les partenaires, on a réussi le pari », a expliqué le promoteur Ganamé. Pour lui, ce film a été conçu pour magnifier le vivre-ensemble entre les communautés religieuses. « Dieu a créé la terre pour qu’on puisse vivre en communauté, donc pour ce faire, nous devrions être des hommes de Dieu et nous accepter mutuellement sans distinction de religions, voilà pourquoi j’ai associé toutes les couches, c’est-à-dire, les coutumiers, les musulmans les catholiques et les protestants pour qu’ensemble nous fassions passé ce message de tolérance religieuse…», a expliqué Landaogo.

Le réalisateur Pascal Ganamé faut-il le rappeler, est auteur de plusieurs œuvres produites à son actif. On se rappelle encore de son long-métrage « Pa pulèmdyé » (c’est pas mon destin) qui lui a transporé sur les hautes sphères du cinéma burkinabè. Il a donc saisi l’occasion pour inviter les uns et les autres à avoir un œil regardant sur la filière cinéma afin d’impulser son développement dans la région du nord car dit-il, le talent y est et la volonté également, et il suffit d’un petit coup de pouce, et tout ira pour le mieux, poursuit-il.

Abdoul Aziz Sawadogo

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