jeu 18 juillet 2024

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Projet « Les Voix des déplacés de guerre » : 11 enfants déplacés internes partagent leurs vécus

Porté par l’Association la Guinguette, le Projet « Les Voix des déplacés de guerre » a connu son épilogue, dans la soirée du 1er avril 2023, au sein des locaux de Grâce Théâtre (Cité An 3). Pour l’occasion, des enfants déplacés internes ont procédé à la restitution du spectacle de fin de résidence intitulé « Et moi avec espoir, je vis ».

Les enfants déplacés internes ont procédé à la restitution du spectacle de fin de résidence intitulé « Et moi avec espoir, je vis ».

« Nous, nous sommes des artistes. Et l’artiste est celui-là même qui est constamment en réflexion sur comment changer les choses, rien que par l’art », c’est en tout ce que nous a confié l’artiste musicien et comédien David Patinda Zoungrana en ce qui concerne le contexte de mise en œuvre du projet « Les Voix des déplacés de guerre ». Durant cinq mois bien comptés, David Zoungrana a choisi de partager l’art avec onze (11) enfants (filles et garçons), tous issus des villes et villages attaqués du Nord et Nord-Est du Burkina Faso. Ils ont donc choisi de partager leurs histoires et leurs espoirs par l’écriture et la chanson.

L’ouvrage et le CD coûtent chacun 3.000 F CFA. Les deux sont également accessibles au prix de 5.000 F CFA

Le spectacle de restitution qu’ils ont eu l’amabilité de faire découvrir au public de Grâce Théâtre en cette soirée du 1er avril 2023, est le fruit de trois (3) résidences de créations, qui se sont déroulées à Sakoula. Lecture de textes poétiques, chants et danses, tels ont été les moments forts de ce spectacle de sortie de résidence intitulé « Et moi avec espoir, je vis ». Émotions, courages, et déterminations sont les maîtres mots qui ont guidé ces six mois de créativité de ces enfants ; et cela a été tout simplement perceptible à cette soirée de restitution.

« C’est ma manière aussi en tant qu’artiste de participer à la lutte contre l’hydre terroriste », David Zoungrana

Pour le coordonnateur du projet, David Patinda Zoungrana, l’idée à travers ce projet est de susciter du sourire et de l’espoir chez ces jeunes enfants qui ont vécu des choses effroyables dans les zones assiégées par les terroristes. « Aux premiers contacts avec ces enfants, nous les avons trouvés traumatisés. Mais avec le temps, surtout le travail de l’écriture, de lecture leur permettant de pouvoir dire des choses (choquantes) qu’ils n’arrivaient même pas à se le dire, ils se sont sentis libérés. Cela nous a donné du tonus et nous nous sommes dit que ce travail ne devrait pas uniquement resté entre nous; d’où ce spectacle de sortie de restitution au profit des populations », a-t-il fait savoir.

« C’est un honneur pour moi, de pouvoir participer à un tel projet », dixit Ahmed Amadou Abdoulaye Caisse

À noter que tout ce travail d’écriture a été contenu dans un ouvrage collectif écrit par ces 11 enfants déplacés de guerre baptisé « Et moi avec espoir, je vis ». À cela s’ajoute un enregistrement des différents chants et lectures de textes, contenu dans un CD. Du reste, ce sont des enfants très enthousiastes qui ont exprimé leur joie d’avoir pris part au projet. C’est du moins ce que l’on retient de l’intervention de Ahmed Amadou Abdoulaye Cissé.  » Nous avons traversé des choses horribles en fuyant nos localités. Et être à mesure de raconter cela à travers l’écriture, la chanson et le tout dans un spectacle, c’est quelque chose de libérateur. C’est donc un message d’espoir que nous avons voulu faire passer au monde entier », a-t-il soutenu.

Haoulatou Wellet Souleymane se réjouie de pouvoir partager son expérience vécue

Haoulatou Wellet Souleymane a épousé la même idée. Pour elle, au-delà de raconter leurs histoires vécues dans les zones attaquées par les terroristes, c’est une manière pour eux d’appeler et d’encourager tout le peuple burkinabè à la reconquête du pays. Cela dit, elle espère qu’au regard de la présence massive des spectateurs, leur message sera attendu, car cela y va de la survie de la nation burkinabè.

Pour monsieur le président de la FENATHEB, ce projet mérite amplement d’être soutenu et perpétué

Du reste, cette soirée de restitution s’est déroulée en présence de certains parents des enfants, mais aussi de grandes figures du monde des arts de la scène, à l’imgae de Paul P. Zoungrana, président de la Fédération Nationale du Théâtre Burkinabè (FENATHEB). D’ailleurs, ce dernier n’a pas manqué de souligner le caractère opportun et libérateur de voir des enfants qui ont traversé des situations assez difficiles, les raconter avec espoir. C’est un travail qui doit, selon lui, interpeler tout un chacun sur sa responsabilité à jouer dans le processus de reconquête du territoire burkinabè. Ces enfants, a-t-il confié, ont tous un rêve ; et ils méritent amplement de le vivre dans un pays paisible et stable.

L’ouvrage et le CD coûtent chacun 3.000 F CFA. Les deux sont également accessibles au prix de 5.000 F CFA.

Boukari OUÉDRAOGO

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