Projet « Yam-wékré »: la 3e édition referme ses portes par la pièce théâtrale « Boréal »

 Projet « Yam-wékré »: la 3e édition referme ses portes par la pièce théâtrale « Boréal »

Au cours d’une soirée de restitution ce samedi 3 septembre 2022 dans l’enceinte du Centre de Développement Chorégraphique-La Termitière (CDC-La Termitière), la 3e édition du projet de formation artistique « Yam-wékré » a officiellement connu son apothéose. Fruit de l’Association Buudbo Wakato Art, la clôture de cette édition du projet intervient après un mois de formation artistique.

Pour la 3e année consécutive, l’Association Buudbo Wakato Art a déroulé depuis le 1er août dernier, le tapis pour sa traditionnelle formation artistique baptisée « Yam-wékré ». Et pour cette présente édition qui s’est étalée durant un mois jour pour jour du côté du CDC-la Termitière, ils étaient près de 25 participants à prendre part à la formation dans différentes disciplines, à savoir le théâtre, l’humour, la danse, la musique, le jeu d’acteur, le make-up, mais aussi d’autres formations connexes comme la menuiserie et la fabrication du savon. Rendez-vous donc a été donné en cette soirée du 3 septembre pour la restitution. Et c’est une salle du CDC-La Termitière pleine à craquer qui a abrité cette dernière journée de l’édition 2022 du projet.

De façon substantielle, le public a pu découvrir ce qu’ont pu apprendre les stagiaires au cours de ces semaines de formation. Des séances de danse, de musique, etc… ont marqué cette restitution. Cependant, l’élément clé de cette soirée a été la présentation de la pièce théâtrale « Boréal ». Cette pièce, contrairement à la restitution, est présentée par les apprenants ayants complété trois ans de formation. « Boréal » s’inscrit de ce fait dans la réalité socio sécuritaire. Elle dépeint le terrorisme avec toutes ses conséquences. Le terme « Boréal » dans cette pièce, c’est la ville où tous les enfants qui ont eu des histoires atroces se réunissent et demeurent en solidarité et enclin à la mendicité pour redonner un sens à leur vie.

Hyppolyte Kanga, formateur

Hyppolyte Kanga, formateur s’est donc confié en ces termes. “Les initiateurs m’ont approché et j’ai accepté de les accompagner avec plaisir sur le projet. Ma collaboration a été au niveau de la mise en scène. Cette année, nous avons ajouté la mise en scène au jeu d’acteur qui existait déjà l’année dernière. Cependant, jai terminé avec dix personnes. Vu que c’est la saison pluvieuse, évidemment nous avons eu quelques empêchements. Mais qu’à cela ne tienne, tout s’est bien passé”.

Charlemagne Kévin G Kaboré, co-directeur de l’Association

“Abdoul Aziz Zoundi et moi sommes les co-fondateurs de cette association. Et nous venons tous des métiers des arts, notamment le théâtre et la danse. Nous avons donc décidé de mettre nos expériences au service de nos petits frères. C’est pourquoi, la formation s’étale sur la danse, la musique et le théâtre. Mais, il n’y a pas que les métiers des arts. Nous avons élargi nos formations à d’autres métiers, notamment la menuiserie et la fabrication du savon. Nous avons reçu des inscriptions et il n’y a pas eu un test de sélection. A noter que la formation est entièrement gratuite. Mais, les formateurs qui interviennent dans les disciplines autres que l’art sont rémunérés. Donc, je profite pour lancer un appel aux partenaires pour le soutien car nous faisons cela à nos propres frais. La prochaine édition sera sous le commandement de Noël Minoungou, acteur, comédien et meteur en scène”, a expliqué Charlemagne Kévin G Kaboré, co-directeur de l’Association. Et à monsieur Minoungou de renchérir être prêt à relever le défi de la prochaine édition. Il invite d’ailleurs les jeunes à apprendre les métiers des arts.

Kadidiatou Bamogo, l’une des apprenants

Du reste, les apprenants n’ont pas manqué d’exprimer leur satisfecit. A entendre Kadidiatou Bamogo, elle a appris beaucoup étant donné que c’est la deuxième fois qu’elle participe à cette formation. “J’ai appris à danser, à jouer au théâtre et mes amis aussi ont appris à fabriquer du savon et à apprendre la minuisérie. Je profite de ce fait, pour appeler ceux qui n’ont pas pris part, à s’inscrire l’année prochaine en ce sens que « Yam-wékré » se veut une véritable opportunité”, a-t-elle signifié.

Pour rappel, l’Association Buudbo Wakato Art est une association qui s’est engagée dans la formation des jeunes à l’art, et au métiers pendant les vacances.

 

Modou TRAORÉ (stagiaire)

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