REMA 2022: des experts échangent sur la question d’un nouvel écosystème pour l’industrie musicale africaine

 REMA 2022: des experts échangent sur la question d’un nouvel écosystème pour l’industrie musicale africaine

La 5è édition des Rencontres musicales africaines (REMA) a officiellement ouvert ses portes le 1er décembre dernier. À cet, le Conseil Économique et Social (C.E.S) a accueilli un panel sur le thème de l’édition. Le présent panel qui s’est déroulé ce 2 décembre 2022, a réuni des professionnels de la filière musique de plusieurs pays.

«Musique africaine, un nouvel écosystème: acteurs, métiers et outils», c’est sous ce thème que se déroule du 1er au 3 décembre 2022 la 5è édition des Rencontres musicales africaines (REMA). Un thème qui a d’ailleurs fait l’objet de panel autour de deux principales communications ce vendredi 2 décembre 2022, dans les locaux du Conseil Économique et Social à Ouagadougou.

La première communication qui a porté sur le sous-thème « Un nouvel écosystème et des acteurs émergents », a été animée par des experts de la filière musique. Il s’agit de Victoria N’kong du Nigeria, Aziza Ongola de la Tanzanie, Samuel Sangwa du Rwanda, et Almamy Becker Ouédraogo du Burkina Faso. Si cette première communication posait la problématique de la nécessité d’un véritable écosystème autour de l’industrie musicale en Afrique, il ressort de façon globale des interventions des différents panelistes qu’il n’y a presque pas d’écosystème. Qu’à cela ne tienne, il évident que la solution doit être endogène afin de bâtir une véritable industrie musicale.

Pour la paneliste Victoria N’kong, fondatrice, productrice associée de AFRIMA et PDG de Qtaby Events, c’est un privilège de prendre part à un tel panel qui évoque l’avenir de la musique, en particulier l’écosystème qui devrait conduire à une une véritable industrie musicale. “Aujourd’hui, les échanges avec les autres panelistes issus d’autres pays m’ont permis de comprendre que tous les pays africains vivent les mêmes réalités. Nous avons les mêmes problèmes dans nos milieux musicaux en Afrique, foi de quoi nous devrions unir nos forces pour faire face à ces problèmes. Et des moments comme ceux-ci sont toujours un début de recherches de solutions à un véritable écosystème autour de la question musicale”, a-t-elle fait savoir.

Quant à la seconde communication qui a porté sur le sous-thème « Une éclosion de nouveaux métiers au cœur d’une industrie musicale en pleine mutation », elle été développée par des professionnels tels que Lucy Ilado du Kenya, Rudy Kwaye du Ghana (en visio-conférence), Yacouba Ouattara de la Côte d’Ivoire et Jean Marie Nabi dit Zopito du BurkinaFaso. Pour eux, les métiers existent déjà même si d’autres naîtront au fur et à mesure. À en croire Lucy Ilado, Directrice régionale de Programme chez Selam, il est évident que de petits métiers naissent autour de l’industrie musicale. Et elle-même en est un parfait exemple. En effet, à la dernière édition des REMA, elle était là en tant que journaliste au compte de Music In Africa et aujourd’hui, elle revient en tant que Directrice régionale d’une entreprise musicale. De ses dires, son métier de journaliste lui aura permis d’avoir une idée presque globale sur l’industrie musicale. Et sa reconversion dans ce domaine vise à apporter à sa manière des solutions.

Propos appuyé par Yacouba Ouattara, Directeur général de Gaou Production. “Il est plus qu’évident qu’aujourd’hui l’industrie musicale est en perpétuelle mutation. Et il est important d’intégrer ces nouveaux métiers dans l’industrie musicale en ce sens que l’environnement actuel nécessite d’aller vers la professionnalisation pour développer le volet business dans le showbiz. Ce sont de nouveaux métiers spécifiques qui demandent parfois un certain nombre de connaissances et qui permettront à terme de développer l’image de l’artiste, le placer davantage sur les plateformes sociales”, a-t-il signifié.

Globalement, c’est un panel qui a plutôt été enrichissant, du point de vue structuration et professionnalisation de milieu de la musique au Burkina Faso en partout en Afrique. Le seul bémol de ces moments de partages d’expériences, c’est l’absence totale des acteurs directs concernés, notamment les managers, artistes chanteurs et autres acteurs culturels. Comment espérer atteindre un changement dans ce milieu si ces acteurs clés ne s’intéressent pas du tout à de telles rencontres.

Boukari OUEDRAOGO

Parfait SAWADOGO

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