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RENCONTRE AVEC LES ACTEURS CULTURELS DU CENTRE-OUEST: le créateur de mode François 1er à l’honneur

Comme convenu, nous étions dans la région du Centre-ouest afin de d’arracher quelques mots avec des acteurs du monde de la culture de ladite région. A cet effet nous avons été accueillis à Koudougou, par le créateur fabricant de mode, François Yaméogo, plus connu sous le nom François 1er. Il s’est agi pour nous d’échanger sur l’état d’avancement actuel de son travail qui est la création et la fabrication de mode.

Par ailleurs vice-président de la Confédération Coton Textile Habilement (CCTH), le modéliste François 1er a tenu à nous faire un bref aperçu sur le bien-fondé de cette confédération. A cet effet, il l’explique en ces termes «Le but de la création de la CCTH est de réunir les acteurs qui interviennent dans ce domaine afin de pouvoir travailler en synergie pour aller vers l’industrialisation de l’habillement à base de notre coton. Le terme habillement n’avait jamais été associé lorsqu’on parlait de coton textile. Pourtant la finalité du coton textile, c’est l’habillement. Et en tant que vice-président de la section habillement, je coordonne, j’anime, je fais des partages d’expérience pour le bon fonctionnement de la confédération».

Cependant le modéliste se dit réjouis par le geste du gouvernement d’attribuer la confection des cache-nez à base de pagnes tissés à des stylistes locaux. C’est un geste à saluer selon lui, car les gains profitent de manière générale aux acteurs culturels, aux coton-culteurs, aux commerçants,… au vu de l’impact de la covid-19. A cet effet, il affirme que la CCTH pilote actuellement un projet de confection de plus de 12 millions de cache-nez au profit du MENA. A noter également que cette attribution de confection concerne les stylistes modélistes de chaque région.

Rencontre au cours de laquelle le créateur fabricant modéliste a tenu à préciser qu’il possède des cache-nez de sa propre marque qu’il fabrique pour les besoins de sa clientèle. A en croire à ces propos, les cache-nez de marque François 1er respectent les normes de fabrication édictées. «Aujourd’hui, je livre mes cache-nez à des grosses institutions au sein du Burkina Faso et aussi à l’extérieur, précisément dans certains pays européens. Par ailleurs nos cache-nez seront équipés de QR code à partir de cette semaine. Ma structure François 1er à Koudougou est une unité semi-industrielle composée de quatre (4) sections à savoir le volet tissage, le volet couture, le volet teinture et celui de la formation.

En gros nous employons plus de 70 personnes, y compris ceux qui sont là pour la formation. Et en ce qui concerne Ouagadougou, c’est le volet création qui emploie une dizaine de personnes», nous a-t-il précisé. Tout en réitérant ses remerciements aux autorités du pays pour l’attribution de confection des maques aux stylistes locaux, il les invite à œuvrer davantage dans ce sens pour tendre vers un impact social de l’économie endogène. Car dit-il, ce projet a permis aux différents couturiers du pays de se réunir, chose qui est important pour une synergie allant dans le sens du développement.

Interview réalisé par Parfait Fabrice SAWADOGO 

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