ven 23 février 2024

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Rentrée littéraire : Les écrivains burkinabè sont inexistants dans l’enseignement secondaire.

Dans le cadre de la rentrée littéraire, la Société des auteurs, des gens de l’écrit et de savoirs (SAGES) a organisé une conférence publique dans la journée du 10 novembre 2018. Une communication qui a porté sur l’enseignement du théâtre au lycée et au collège.

A cause de nombreux préjugés, l’enseignement du théatre est quasi inexistant dans les salles de classes du collège et du lycée.
C’est sur ce constat amer qu’a fait savoir, le président de la Société des auteurs, des gens de l’écrit et de savoirs(SAGES) au cours de sa communication. Une intervention au cours de laquelle, il a été question pour le président de la SAGES de faire l’état des lieux de l’enseignement du théâtre au lycée et au collège.
A l’entendre, au collège sur il y a 16 œuvres au programme dont 15oeuvres consacrées aux récits, il y a qu’une seule œuvre pour le théâtre et aucune pour la poésie. Par contre au programme du lycée, il y a 53 œuvres dont 28 récits et 9 pièces de théâtres.
Et d’ajouter que l’enseignement du théâtre est du au lien entre le profil du professeur par rapport à sa formation d’origine.
Boubacar Dao a, d’ailleurs déploré la rareté dans l’étude des œuvres des écrivains burkinabè dans les programmes en français de la 6e au supérieur en passant par la terminale.
Il a, à cette occasion, poursuivi que malheureusement Aristide Tarnagda est un écrivain talentueux qui reste inconnu. C’est pourquoi, la SAGES a organisé cette rentrée littéraire pour rendre hommage à cet auteur dramaturge.

Une rentrée d’hommage à l’écrivain Aristide Tarnagda
Par ailleurs, Boubacar Dao a indiqué que les deux pièces théâtrales « Terre rouge – Façon d’aimer », est le titre de l’œuvre littéraire de l’écrivain burkinabè Aristide Tarnagda.
Ouvrage, a-t-il reconnu, qui lui a permis, de remporter le Grand prix littéraire d’Afrique noire 2017 dans le mois de Mai. « Ce jeune homme talentueux à la fois écrivain et comédien, de part sa plume, entend faire connaître le continent africain particulièrement le Burkina Faso », a-t-il fait entendre. En jetant un regard rétrospectif, il a, de ce fait, rappelé qu’Aristide Tarnagda est le troisième écrivain burkinabè à obtenir ce prestigieux prix après le sacre de Me Frédéric Titenga Pacéré et de Gomdaogo Patrick Ilboudo.Enfin le responsable de la SAGES a confié que la carrière d’auteur dramatique va être déterminante en 2004, lorsqu’il fait la rencontre de Koffi Kwahulé, au cours du festival « Les Récréatrales », à Ouagadougou.
Lisez plutôt le résumé de l’ouvrage
Deux frères, une seule voix : l’un parti, l’autre resté. Sont-ils les deux mêmes faces d’un être divisé ? Poème scénique qui fracture le temps et l’espace, Terre rouge donne la parole à deux frères qui partagent, par-delà les continents, leur solitude. De leurs enfances enfuies, il ne reste que les souvenirs. Comme le double chant d’un seul et même personnage déchiré entre deux âmes, deux terres, deux vies, ils ressentent l’impossible retour en arrière : y a t-il jamais eu une vie meilleure, dans le temps d’avant, celui où on était enfant, ensemble, sur la Terre rouge ? Qu’on soit resté au pays ou parti en Europe, l’enfance est un paradis perdu. »

Achille ZIGANI
achilzigani@gmail.com

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