Sécurité et sureté dans les musées: Des acteurs en formation à Ouagadougou

 Sécurité et sureté dans les musées: Des acteurs en formation à Ouagadougou

L’Organisation islamique pour l’éducation, les sciences et la culture (ISESCO) en collaboration avec le ministère de la Culture, des Arts et du Tourisme organise les 16 et 17 juillet 2018, à Ouagadougou un atelier de formation sur la sécurité et la sureté dans les musées du Burkina Faso. Plusieurs modules sont au programme de cette formation.

 

Dans un contexte international marqué par une recrudescence des actes de violence et d’atteinte à l’intégrité physique des personnes et des biens, les sites et équipements culturels sont devenus des cibles privilégiés. Consciente de cette réalité, l’Organisation islamique pour l’éducation, les sciences et la culture (ISESCO) en collaboration avec le ministère de la Culture, des Arts et du Tourisme veut renforcer les capacités des professionnels des musées à faire face à d’éventuelles attaques. C’est pourquoi, elle organise à leur profit les 16 et 17 juillet 2018, à Ouagadougou un atelier de formation sur la sécurité et la sureté dans les musées.

 

Selon Oumarou Guigma, chef de la division de l’ISESCO à la commission nationale pour l’UNESCO, cet atelier qui se tient dans le cadre du plan d’action triennal (2016-2018) de l’ISESCO a pour objectif  de renforcer les capacités des agents en charge des musées sur le volet de la sécurité. Quarante-huit heures durant, les participants vont approfondir leurs connaissances en matière des mécanismes et des outils liés à la sécurité et à la sureté dans les musées selon le code de déontologie muséal reconnu à l’échelle nationale et ce, au niveau du cadrage juridique, législatif et institutionnel, ainsi qu’au niveau de la protection, de la sauvegarde et de la conservation préventive. C’est donc une formation théorique et pratique qui sera livrée aux professionnels. Le premier jour sera consacré au renforcement des connaissances des professionnels sur la législation autour de la sécurisation des biens culturels et au deuxième jour, ils seront outillés sur l’utilisation des extincteurs et sur la conduite à tenir face à des risques d’agression, de vol ou de vandalisme. D’après, Oumarou Guima, les institutions muséales requièrent de plus en plus une importance croissante dans les sociétés, et se placent progressivement comme un vecteur de développement économique, social et culturel, et d’épanouissement éducatif.

 

Pour le Secrétaire général du ministère de la Culture, des Arts et du Tourisme, Jean-Paul Koudougou, représentant le ministre, la mémorable destruction des mausolées à Tombouctou, les attaques et vols divers opérés dans les musées en Tunisie et en Irak, et sur le site historique de Palmyre en Syrie sont des exemples qui interpellent les autorités sur l’impérieuse nécessité de prendre à bras le corps la problématique de la sécurisation et de la sureté dans les équipements culturels en général et les musées en particulier. C’est pourquoi, il a salué l’ISESCO pour le financement de cette formation. Tout en exhortant les participants à une plus grande attention, il a émis le vœu de voir cet atelier contribuer à l’atteinte des changements escomptés.

Pour Alassane Wango, directeur général du Musée national, cette formation vient à point nommé pour les professionnels du patrimoine culturels de plus en plus désemparés face aux menaces d’insécurité dans le monde et au Burkina Faso en particulier. D’après monsieur Wango, cette formation viendra combler le gap jusque-là déploré entre les enseignements  théoriques dans les écoles et la pratique qui fait cruellement défaut.

Yssoufou SAGNON

 

Parfait SAWADOGO

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