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« Séquelles de malédictions »: une pièce théâtrale pour dénoncer les abus contre les femmes

L’espace culturel Grâce Théâtre, sis à Ouagadougou, a servi de tremplin pour la pièce théâtrale « Séquelles de malédiction ». Initiée et mise en scène par Gaël Lusala Mavambou, cette pièce se déroule à l’occasion de la saison théâtrale du Cartel en collaboration avec l’Association Wéléni.

1 heure, c’est le temps qu’a pris la présentation de cette pièce intitulée « Séquelles de malédiction », en cette soirée du 04 juin 2021, dans l’enceinte de Grâce Théâtre. Et à la levée de rideau, trois personnages sur scène, éxecutent avec dextérité, les différents rôles qui leur ont été assignés. En effet, c’est l’histoire d’une femme tourmentée, violentée, puis violée par son propre père, et qui en tombera enceinte, puis de ce fait, donnera naissance à un fils non désiré. Un fils, d’alleurs qui dans son désir ardent de connaître son géniteur, va coucher avec sa cousine, très amoureuse de lui. La suite, c’est de la tragédie. En fait, le fameux fils fini par être poignardé à mort par sa propre mère.

Pour le metteur en scène de la pièce, Gaël Lusala Mavambou, il s’agit de rendre hommage à toutes ces femmes souvent victimes de viol, et de violences de tout genre, en particulier par des militaires qui sont censés assurer notre sécurité. C’est une manière, à l’en croire, de les interpeller à plus d’humanisme. De ce qui ressort de ses propos, cette pièce qui s’adresse à ces hommes de ténue, se veut également un message aux autorités administratives et judiciaires face à ces agissements.

Des dires de Monsieur Mavambou, la mise en place de cette pièce, il le doit à une équipe forte, dynamique expérimentée et motivée. “Nous avons travaillé ensemble durant près d’un mois, et ce que je retiens, c’est cette belle collaboration que nous avons eu. C’est d’ailleurs le moment pour moi de remercier les comédiens, notamment l’expérimentée Laure Guiré dans le rôle de Phalone (la cousine de Yac), Noufou Zerbo dans le rôle de Yac et Hafisata Coulibaly dans le rôle de la mère violée. Aussi, mes remerciements vont également aux techniciens qui encadrent cette pièce. Pour notre part, il reste encore beaucoup de choses à parfaire”, a-t-il expliqué.

Pour Laure Guiré, par ailleurs comédienne dans cette pièce et Présidente de l’Association Wéléni, cela a été un plaisir de prendre part à une telle initiative. A l’écouter, quand Monsieur Mavambou a approché l’Association à travers sa personne, il n’y a eu aucune hésitation à accepter d’être associée à ce projet, au vu des objectifs même de Wéléni qui milite en faveur de la femme. “C’est toujours un plaisir pour Wéléni d’associer son image à tout projet qui milite en faveur du bien-être de la femme. C’est d’ailleurs la raison qui m’a également poussé à accepter le rôle dans cette pièce”, foi de Madame Guiré.

“Incarner le rôle de la femme violentée dans cette pièce n’est pas un personnage facile à endosser. Mais c’est aussi un défi pour moi, en ce sens que cela ne fera que renforcer mon expérience dans ma jeune carrière. Et pour dire vrai, c’est une performance pour moi en tant que comédienne, vu que je viens en remplacement à une autre comédienne qui avait commencé le projet, mais n’étant pas disponible pour la suite. Je remercie Dieu car dans l’ensemble, tout se passe bien depuis la résidence de création jusqu’aujourd’hui”, a laissé entendre la comédienne Hafissata Coulibaly.

Débutée le 3 juin dernier « Séquelles de malédiction » reste toujours au programme jusqu’au dimanche 6 juin 2021 à Grâce Théâtre. Elle reprend le 10, et ce jusqu’au 13 juin 2021, au Théâtre du Cartel.

Boukari OUÉDRAOGO

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