So Sièka: “Le Slam comme de la nourriture spirituelle”

 So Sièka: “Le Slam comme de la nourriture spirituelle”

Le club des clubs de Slam de Ouahigouya a organisé un atelier d’écriture et de performance en Slam dans l’enceinte de la maison des jeunes et de la culture de Ouahigouya, l’activité qui a débuté le lundi 10 septembre a connu son apothéose le vendredi 14 septembre 2018 en présence des autorités. Il s’est agi pour le club de former les jeunes afin qu’ils puissent maîtriser l’écriture et la diction Slam avec des formateurs de renoms qui sillonnent le Burkina Faso pour partager leurs expériences aux jeunes.

Tout a commencé avec l’idée de créer une émission de Slam dénommée la “mélodie verbe” avec un slogan intitulé, « le Slam fait sa réclame en émission sur les ondes de la radio la voix du paysan », et cette initiative qui date de 2014 aura été d’une grande ingéniosité en ce sens que le club a permis aux différents auditeurs, la jeunesse en particulier, de s’approprier les vertus des mots, ces suites de mots, qui peuvent transpercer les cieux avec des messages aussi interpellateurs qu’éducateurs, ayant donc eu l’opportunité de participer à des ateliers d’écritures Slam  à Ouagadougou, le club a pensé à initier une formation du genre à Ouahigouya pour faire bénéficier de ce savoir-faire aux jeunes qui s’intéressent à la chose.

Le Slam comme de la nourriture spirituelle

So Sièka, aussi surnommé le poète, Président du club de slam à Ouahigouya nous expliquait avec des mots édifiants, ce que voudrait dire le Slam. Pour lui,  le Slam est un art de partage d’émotion qui se fait en a-capella, de la nourriture spirituelle va-t-il jusqu’à dire, ce grand enseignant slameur qui s’est lancé dans cet exercice dans les années 2010 ne rêve donc que d’une chose, voir les jeunes s’approprier cet art qui est tout simplement une vie, il invite donc les jeunes volontaires à adhérer le club de Slam pour leur initiation.

Avec ce que j’ai appris, je pourrai encadrer d’autres camarades

Comme quoi la formation est d’une grande importance dans toutes entreprises; en témoigne les propos de ce jeune participant à l’atelier de formation en écriture Slam, Blaise Pascal Belem qui définit le Slam comme étant de la pure poésie, et pour lui, cette formation lui a permis de connaître les techniques et autres règles pour quitter d’un texte en phrase, donc d’une phrase en vers, ce jeune participant, qui s’est visiblement bien abreuvé à l’issue de cet atelier nous informe déjà qu’avec ce qu’il a appris, il est en mesure d’aider d’autres jeunes dans la composition de rimes intérieurs, voire initiale avec les techniques qu’il a appris, pour lui, le club est à féliciter dans la mesure où l’initiative est louable et d’un grand apport à l’édification de la culture.

Plusieurs participants avec une attention particulière à la formation 

Pour Ismael Coulibaly, l’un des formateurs à cet atelier, la participation a été de taille, et les jeunes se sont vraiment intéressés avec une oreille attentive aux activités, tous sont au sortir de cette formation, capables de proposer un bon texte de Slam, c’est d’ailleurs pourquoi Monsieur So Sièka, président du club de la mélodie verbe de Ouahigouya invite les jeunes slameurs qui veulent participer à la compétition “je Slame pour ma patrie”, dont les inscriptions ont déjà commencé à la direction régionale de la culture, à bien vouloir les contacter pour un éventuel accompagnement technique.

 

Abdoul Aziz Sawadogo

 

Parfait SAWADOGO

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