Soirée HMB 2018: “Célébration patriotique des propulseurs de la musique burkinabè”, CORA-BF.

 Soirée HMB 2018: “Célébration patriotique des propulseurs de la musique burkinabè”, CORA-BF.

L’actualité au Burkina-Faso est aussi marquée par l’organisation de  la Soirée nommée “Hérauts de la Musique Burkinabè”. Présenté par la Coalition pour la Renaissance Artistique au Burkina Faso (CORA BF), cet événement culturel va se tenir ce vendredi 28 septembre au Maquis Fôngo à Tampouy avec diverses activités de distinction, d’hommage et de motivation de ceux qui se battent nuit et jour pour accompagner la musique et la culture. Une équipe de INFOS CULTURE DU FASO était au siège de la CORA-BF pour recueillir les dernières infos essentielles autour de cette nuit culturelle. À travers un bref entretien, l’artiste Grand Docteur, membre de la coalition organisatrice indiquent clairement les motivations ainsi que les objectifs globaux recherchés. Lisez!

La Coalition pour la Renaissance Artistique au Burkina Faso (CORA- BF) est en mode “Célébration patriotique des propulseurs de la musique burkinabè”. Pour cela une cérémonie spéciale dite ” Héraut de la musique burkinabé”  acte 1 est prévue ce vendredi 28 septembre à 19 heures au maquis Fôngo dans la capitale. Les participants vivront des instants de distinction de hérauts de la musique burkinabé, d’animation promotionnelle et de prestations d’artistes. Ce premier rendez-vous s’organise sous le parrainage de Monsieur Désiré BATIONO, directeur général de DB Production.

« On dit souvent: tu peux ne pas avoir quelque chose de matériel pour donner à quelqu’un, mais avoir des motivations, de l’estime et de la reconnaissance pour cette personne. C’est la raison pour laquelle la CORA-BF a constaté que dans le milieu du show-biz, il y a ces hommes de médias, des animateurs, des directeurs de radios et autres qui font beaucoup pour accompagner la musique du Burkina-Faso. La structure a donc choisi le 28 septembre pour  leur rendre un vibrant hommage. Nous allons leur donner  des attestations démontré que nous les suivons de près et que leur contribution au développement de notre culture nous va droit au cœur. Ces personnes ont compris la lutte de la CORA-BF. C’est-à-dire permettre à l’artiste de vivre de son art. Comme le disait Thomas Sankara, la veste et la cravate, c’est bon! Mais n’oublions pas que le  Danfany est le meilleur. Donc nous disons, que la musique étrangère est de la bonne musique. Mais en même temps, nous voyons qu’il ne faut pas profiter de ça pour humilier les artistes du Burkina-Faso. Parce qu’en mooré on dit ” Kougr Sohnda bègu paam kaam. Ce qui veut dire que le cailloux profite du plat de haricot pour avoir de l’huile (…) », a expliqué le reggae maker Grand Docteur à notre micro au siège de la CORA-BF cette semaine.

De l’avis de certaines personnes sur les réseaux sociaux, la musique burkinabè n’a pas besoin de promotion pour s’exprimer. Selon eux, si elle est bonne, naturellement elle sera jouée partout. Grand Docteur demande à ses frères et sœurs de ne pas  attendre que la qualité vient en eux mais plutôt d’aller vers la qualité et la promotion des œuvres artistiques et culturelles.

« Pour répondre je prends d’abord un exemple palpable sur deux personnes qui ont chacun de l’or dans la poche. C’est celui qui fera la promotion de sa matière auprès des populations qui aura des acheteurs. Par contre, l’autre qui attend que les gens viennent découvrir d’eux-mêmes n’aura jamais de clients. Si personne ne sait que tu as de l’or, on peut te dépasser et aller en chercher ailleurs. Pourtant tu as ça dans ta poche mais naïvement tu ne mènes aucune action de promotion », a-t-il renchéri.

L’artiste fait remarquer que les hommes du show-biz ont compris actuellement qu’il est judicieux et même impératif de faire la promotion des artistes et leurs produits. Malheureusement, il y a un manque de volonté politique culturelle pour accompagner les initiatives artistiques et culturelles. Selon Docteur, le Burkina Faso vit le contraire de ce qu’il devait vivre.

« Nous sommes au cœur de la culture avec l’organisation de hauts événements culturels comme le SIAO, le FESPACO et autres. Malgré ça, le budget alloué à ce domaine au Burkina est le plus bas par rapport aux autres pays. Actuellement le Nigeria a le plus gros budget…  La CORA-BF invite tous les artistes et ceux qui aiment la musique burkinabè à sortir massivement pour cette nuit HMB, ou du moins à la culture qui est aujourd’hui un véritable secteur porteur d’emplois directs et indirects », a lancé Grand Docteur.

“AMÉLIORER ET MAINTENANT”, CORA-BF.

Filasko Moussa Kaboré

Parfait SAWADOGO

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