dim 23 juin 2024

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Théâtre Forum : « Ensemble, ça va mieux » pour éradiquer les conflits intercommunautaires et prôner la cohésion sociale.

La campagne de sensibilisation initiée par le Festival « Rendez-vous chez nous » qui s’est étalée pendant une quinzaine de jours à Boromo a été close le dimanche 16 juin 2019 à Ouagadougou à la place de la Femme située à Gounghin.

«  L’actualité de nos jours concerne le problème de cohésion sociale et quand on parle de cohésion sociale, on parle d’extrémisme violent. Aujourd’hui on a des crises qui se dégénèrent partout en entraînant des pertes en vies humaines, des déplacés. Nous avons pensé que travailler autour d’une thématique, sur la cohésion sociale ça sera bien pour apporter notre touche à la cohésion sociale au Burkina Faso.

» Dixit Simplice Nikièma, comédien, metteur en scène dramaturge
Soucieux du bon vivre ensemble, les organisateurs du Festival « Rendez-vous chez nous », ont décidé de résider à Boromo, une ville située à 180kms de Ouagadougou afin de vivre, de discuter, d’échanger avec les différentes communautés en donnant des historiques ou en racontant des faits pouvant déclencher des conflits a souligné le comédien, metteur en scène et dramaturge Simplice Nikièma.


Pour lui, cette résidence qui a duré deux semaines consistait à aller vers les communautés, aller vers des personnes pour recueillir des témoignages, des faits passés qui se sont déroulés à Boromo parce qu’il y a eu pas mal de crises que ce soit à Boromo ou dans ses contrées et des cas pareils ont été décernés.
C’est pourquoi, il était nécessaire qu’ils aillent à la source pour mettre l’action artistique en pratique à partir de vraies histoires a-t-il précisé.


Il a en outre indiqué que c’est parce que les gens ont l’habitude de voir le théâtre traditionnel, une histoire qui est racontée sans investigation, qu’on ne part pas à la source, qu’on ne voit pas le vécu des communautés, qu’on ne se rend pas compte des conflits intercommunautaires qui existent « on vient avec un spectacle tout fait qu’on propose à la population » et d’ajouter que le concept tout théâtre est sensibilisateur au départ la démarche aujourd’hui diffère d’une pièce à une autre .


Blaise Pascal Nikièma, président de l’association burkinabé de soutien aux enfants en difficultés venu suivre le théâtre, a avoué vivre la scène comme une réalité c’est-à-dire en situation de conflits communautaires.
« Ben, j’avoue que c’est comme si je vivais effectivement une situation de conflits communautaires. En réalité, ce qui vient de se passer ici, c’est vrai que c’est un théâtre, certains vont penser qu’on l’a fait pour s’amuser, mais en réalité, c’est très représentatif de quelques situations dramatiques que nous vivons un peu partout dans le monde.

Ces conflits communautaires ont des conséquences dramatiques, des conséquences très graves sur le vivre ensemble et sur la vie de la communauté sur la société ».
Les conflits communautaires étant une réalité dramatique, ce qui est dommage, Blaise a félicité l’équipe qui, selon lui, est en train de travailler à sensibiliser les gens, abat un travail énorme , formidable et a profité les encourager par rapport à ce qu’ils font et a reconnu que ce n’est que dans la sensibilisation que les populations connaîtront l’origine et la provenance qui font que diviser les gens qui étaient sur un territoire pendant un bout de temps et que pour un rien , ils s’entre-déchirent et se rendent la vie vraiment difficile .


« C’est tout ce que je peux dire, l’impression que j’ai par rapport à cette prestation, c’est vraiment dramatique ce que l’on vit, ce qui s’est passé, ce que nous avons vu était vraiment représentatif de ce qui se passe dans notre pays ».
Les enfants du quartier qui étaient les invités d’honneur, ont étonnés plus d’un grâce aux réponses posées par les organisateurs après la fin de la prestation théâtrale.
En effet, malgré leur bas âge, ils ont démontré qu’eux aussi étaient préoccupés par les conflits communautaires que vit le pays des hommes intègres.

Téné Bénédicte OUEDRAOGO
benedicteoued@gmail.Com
Parfait Fabrice SAWADOGO

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