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CITO: « Une hyène à jeun » de Massa Makan Diabaté, en spectacle jusqu’en Juin.

Le Carrefour international du théatre de Ouagadougou a organisé le
spectacle inaugurale de sa 46e création majeure, « Une hyène à jeun » de
Massa Makan Diabaté, le jeudi 9 mai 2019 à Ouagadougou.
S’inscrivant dans la dynamique de la senbilisation, le Carrefour international du théatre de Ouagadougou (CITO), est résolument engagé à promouvoir le théatre au Burkina Faso. C’est à cet effet qu’il a initié la 46e oeuvre majeure « Une hyène à jeun » , un roman de l’écrivain malien Massa Makan Diabaté. La
cérémonie inaugurale du spectacle a eu lieu, dans la soirée du jeudi 9 mai 2019 à Ouagadougou. En effet, dans une mise en scène de Sidiki Yougbaré qui met en valeur les actions théâtrales de la gestion du pouvoir, nous font revivre l’histoire du légendaire Samory Touré, roi du Wassoulou. Entre ombres et lumières qui font le décor, la scène de la pièce débute avec la signature du traité de paix en mars 1886, qui cède ainsi la rive gauche du fleuve Niger aux français. Sur cet accord, Nana Mahamady qui incarne sur le plateau, le légendaire roi de
Wassoulou, Samory Touré, est torturé par de multiples doutes. Par la suite, la scène sous l’ingéniosité de l’ingénieur de son, Vérédique Ouédraogo suivie de
ses assistants, nous a fait découvrir que ce dernier (Samory) est de plus en plus
reproché par ses proches et par son armée. Le roi du Wassoulou se retrouve épuisé du pouvoir qui est fait de manigances et de compromissions qui lui pèsent à présent, ont joué les comédiens sur l’éclairage du technicien de lumière Toudéba Bobellé et ses 3 assistants Amado Sawadogo, Albertine Koama et Fahissale Nana. Dans la peau de Samory, l’acteur principal, Nana Mahamady doit choisir entre ses deux fils préférés celui qui se rendra en France selon les
exigences du Traité. Les 11 comédiens habillés par la costumière, Adjara Samandoulgou ont dévoilé que la décision qui revient à désigner son successeur à la tête de l’empire du Wassoulou est Diaoulé Karamoko. C’est ainsi que le décor planté avec la technicité du scénographe Issa Ouédraogo, va montrer que la mission délicate du fils choisi est de « percer le secret des Blancs ». Pourtant, le fils Diaoulé Karamoko, joué par l’acteur Vincent Bazié, revient à la fois fasciné et terrifié par la puissance militaire de l’ennemi. À la fin de la scène, le père est seul, face à l’armée, devant son peuple engagé dans la guerre depuis quinze ans. Pour ce faire, le metteur en scène, Sidiki Yougbaré a indiqué que cette présentation théâtrale de l’écrivain malien, traite du pouvoir politique et la décision dans sa gestion. « Samory est face à la décision de faire respecter l’autorité face au desiderata de son fils. 
Au lieu de suivre son fils dans sa
déclaration, il a décidé de suivre le pouvoir bien que celui-ci soit resté fidèle à ce qu’il a vu au cours de son séjour en France », a expliqué M. Yougbaré.
Chose que confirme, l’administrateur du CITO, Martin Zongo qui a confié que le texte amène à réfléchir surtout dans une période que traverse notre pays. M. Yougbaré a souligné que la pièce questionne le pouvoir. L’administrateur a précisé que pour mieux comprendre la pièce théâtrale, il faudra le suivre maintes fois, car elle est difficile à déceler le message qui y est véhiculé. Enfin, le spectacle est prévu du 10 mai au 08 juin 2019 au CITO. Il est sera diffusé 4 fois par semaine, les jours suivants mercredi, jeudi, vendredi et samedi à 20 h 00.
1. Le metteur en scène, Sidiki Yougbaré a expliqué que la pièce montre que
la décision dans le pouvoir ne doit pas être une décision personnelle plutôt
celle de l’ensemble du pays.

Achille ZIGANI (Collaborateur)

Parfait Fabrice SAWADOGO

fabino.prod@yahoo.fr

 

 

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