Tourisme: à la découverte du Mausolée Tiéfo Amoro à Noumoudara

 Tourisme: à la découverte du Mausolée Tiéfo Amoro à Noumoudara

Le mausolée vu de l’extérieur

Redoutable guerrier, Tiéfo Amoro est l’une des grandes figures de l’ethnie Tiéfo du village de Noumoudara. L’on se rappelle surtout de lui pour sa résistance face à la pénétration coloniale, mais aussi pour sa bataille contre Samory Touré en 1897 à Noumoudara. Aujourd’hui, sa tombe érigée en mausolée, représente un véritable patrimoine culturel et un trésor touristique pour la région.

 

La statue de Tiéfo Amoro

Figure emblématique de la résistance anti coloniale dans cette partie de la Haute Volta à cette époque, Amoro Ouattara, connu sous le nom Tiéfo Amoro, reste l’un des plus grands guerriers de histoire de notre pays. Il fut le 11e chef des Tiéfo de Noumoudara. Une ethnie de plus en plus minoritaire et une langue qui tend de plus en plus à disparaitre et avec elle tout le patrimoine culturel qui l’entoure. L’homme est l’un des grands guerriers qui a combattu Tiéba Traoré, Babemba Traoré, et la fameuse bataille de Samory Touré, un très grand guerrier bien connue en Afrique.

Le tambour de Tiéfo Amoro

En effet, Tiéfo Amoro a succédé à Kologoba Ouattara à la tête du pays Tiéfo. Il s’était farouchement opposé à la pénétration coloniale en refusant de recevoir Binger lors de son passage à Noumoudara en avril 1888. Mais son nom rappelle surtout la bataille de Noumoudara contre Samory Touré en 1897. Cela a été d’ailleurs la dernière victoire de Samory Touré puisqu’il a été arrêté par le colonisateur juste après cette bataille. Tiefo Amoro a combattu cet homme et ses sofas. Autrement dit, il est mort les armes à la main pour l’honneur de sa patrie

Le mausolée vu de l’extérieur

C’est en hommage à tout ce qu’il a pu accomplir que le ministère en charge de la Culture, des Arts et du Tourisme a fait ériger en 2006 un mausolée à Noumoudara. Ce lieu est aujourd’hui un véritable symbole pour le peuple Tiéfo, qui est d’ailleurs une ethnie de plus en plus minoritaire et une langue qui tend à disparaitre et avec elle tout le patrimoine qui l’entoure.

Du reste, ce mausolée comprend la tombe de Tiefo Amoro. Il s’agit d’une tombe souterraine. Tout au long du mur, on peut donc lire les 52 noms des villages qui constituaient le canton de Noumoudara. On y trouve des objets de la culture Tiéfo au nombre desquels on peut citer une lance, un carquois, un fusil de guerre. Au-dessus de la lance, se trouve un tambour en peau humaine et un couteau tranchant, datant du XIXe siècle et situé sur le trône du mausolée.

La tombe de Tiéfo Amoro

Une place lui est aussi dédiée à Bobo-Dioulasso. C’est en face de la gare ferroviaire. C’est sur cette place appelée lace Tiefo Amoro que le Pape Jean Paul II a célébré la messe lors de son passage à Bobo en janvier 1990. Le moindre que l’on puisse dire c’est que le mausolée Tiéfo Amoro est un véritable trésor de notre patrimoine culturel, donc une richesse pour le tourisme burkinabè.

Boukari OUÉDRAOGO

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