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Vie de chorégraphe : « Entre la danse et le foyer, seul le sacrifice paye », selon Aicha Kaboré.

L’équation difficile à résoudre pour la plupart des femmes est de concilier foyer et vie professionnelle. Aujourd’hui, la question reste posée mais certaine femme comme la chorégraphe Aicha Kaboré arrive à faire la danse contemporaine, un métier et son foyer, une réussite.

« J’ai dansé huit mois pendant ma dernière grossesse. C’est pour dire qu’entre la danse et le foyer, je crois bien que seul le sacrifice paye, sinon c’est n’est pas facile. Je crois bien que j’ai un mari qui comprend », déclare la chorégraphe de 39 ans, Aicha Kaboré, entre deux sourires. Selon ses explications, la chorégraphe burkinabè, Aicha Kaboré ajoute surtout sa vie de chorégraphe qui se passe parfois entre deux avions, a été effective par la bénédiction et la compréhension de son époux qui exerce aussi en tant qu’artiste dans le domaine de l’humour.

Sa timidité se perçoit à travers la lenteur dans son langage à travers lequel elle prend le temps de choisir ses mots. Entre deux hésitations, cette mère de deux enfants répond à la question de son abandon des cours en classe de troisième.
« Je suis issue d’une grande famille de sept enfants dont cinq filles et deux garçons. C’est le problème de scolarité qui a permis de mettre fin à mes études. Chaque jour, j’étais renvoyée pour le non-paiement des frais », lance-t-elle dans un large sourire. Sa carrière de danseuse professionnelle, a-t-elle signifié, débute en 2000 et suit des formations de perfectionnement au Sénégal pendant trois en raison d’un mois par an.

2004 l’année à laquelle elle dit travailler avec la directrice artistique du festival international de danse de Ouagadougou (FIDO), Irène Tassembedo. La danse pour la jeune dame Aicha est une passion d’enfance. A l’époque, malgré sa timidité, elle avoue qu’elle faisait l’ambiance dans la famille. Ainsi de nuit culturelle en nuit culturelle elle a embrassé par la suite la carrière de danseuse dans les clips d’artistes. L’ex-danseuse de l’artiste Amety Meria abandonne, par la suite le métier de danseuse dans les clips pour se consacrer finalement à la danse contemporaine où elle décide de « s’exprimer par son corps que par la parole ».

Sur scène, la chorégraphie de Aicha Kaboré est une expression de partage de dialogue et de sensibilisation sur les maux que vivent les femmes d’Afrique. Son combat reste d’aider à ces nombreuses femmes et certaines veuves de braver les pratiques ancestrales dont sont victimes les femmes du Burkina Faso et d’ailleurs. En termes de difficultés, dès le début de son choix pour la danse, Aicha confie que sa famille était en désaccord car, on lui demandait de reprendre les cours plutôt que de danser. Chose qu’elle avait refusé en ce temps. Autre chose parmi les difficultés rencontrées, le temps à consacrer à son foyer parfois lui fait défaut. Face à cette dévotion à la danse sur laquelle elle y compte pour vivre. Après un court silence, elle fait savoir que tout est question de sacrifice et du choix.

Achille ZIGANI

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