jeu 20 juin 2024

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Vœux de nouvel an du ministre en charge de la Culture, des Arts et du Tourisme.

« Le seul intérêt qui vaille la peine d’être défendu c’est l’intérêt de la nation. » A l’orée de cette nouvelle année, nous avons rencontré le premier responsable du secteur culturel burkinabé pour faire un bref bilan de l’année écoulée et voir les perspectives pour l’année à venir.

Merci de me donner la parole en cette fin d’année. J’aimerais ici si vous le permettez  indiquer que c’est une année qui a été éprouvante pour notre secteur, puisque dès le mois de février le secteur de la culture a perdus une des icônes du cinéma burkinabé voir mondiale Idrissa OUEDRAOGO, et tout au long de l’année pas mal d’acteurs du monde culturel ont perdu la vie. En cette fin d’année je voudrais d’abord me souvenir d’eux et souhaiter déjà que ces souvenirs douloureux reste loin de nous. En ce qui concerne mes actions à la tête de se département, c’était d’abord de fixer des règles de bonne gouvernance, il s’agit d’utiliser avec efficacité et efficience le peu de ressources que l’État et les partenaires mettent à la disposition de notre département.

De ce point vue nous avons eu pour soucis d’user beaucoup plus de transparence surtout qu’un rapport de l’ASCE pointe du doigt ce département. Mais avant ce rapport nous avons nous même formuler des réserves sur la manière dont les fonds étaient utilisés dans ce département. Il fallait donc rationaliser les ateliers et missions. Moi même j’ai souvent du renoncer à des voyages lorsque j’ai constaté que le coût du billet d’avion était élevé, pour juste montrer que dans un contexte de rarefication des ressources comme nous le vivons actuellement il y’avait des efforts à faire.

J’ai voulus également rassurer l’ensemble des acteurs en leur indiquant que comme souvent cela est de pratique dans l’administration il n’existerait pas de chasse à la sorcière. Jusqu’à cette fin d’année je peux dire que j’ai diriger ce département avec 95% voir même plus d’agents qui ont été nommé par mes prédécesseurs par ce que l’idée que je me fait de l’État, c’est l’État dans le service de l’intérêt général. J’ai passé ma vie en tant que acteur politique où de la société civile à être contre l’instrumentalisation politique des postes de l’administration publique, je ne voudrais pas déroger à cette règle. Nous avons organisé la semaine nationale de la culture (SNC) qui a été un succès, avec très peu de ressources nous avons atteint un résultat respectable. Nous avons entrepris de grande réflexion que nous avons qualifié d’état généraux sur la semaine nationale de la culture dont l’une des recommandations pertinente est la fusion entre la direction général de la semaine nationale de la culture et la maison de culture.

Mais je me soucis que la semaine nationale de la culture soit beaucoup plus professionnel dans son organisation. Nous avons aussi organisé le secteur du tourisme. Nous avons la conviction que ce secteur est capable d’apporter beaucoup plus de ressources. En 2019 beaucoup d’actions devraient être mené en vue de rendre plus attractive la destination Burkina Faso.
Nous sommes en plein dans la préparation de la 26ème édition du FESPACO et surtout de son cinquantenaire. Il y’a un comité d’organisation qui es en place, nous avons le soutien ferme du chef de l’État qui y tien de façon particulière.

Notre ambition est que au soir de cette 26ème édition plus personne ne conteste en Afrique le leadership du Burkina Faso en matière de cinéma et même mieux nous avons pour ambitions de faire de se secteur un secteur porteur de ressources à l’économie nationale. Il faut que nous sortions des mots pour être dans la réalité, on ne peut pas dire que Ouagadougou est la capitale du cinéma africain et après cinquante ans les cinéastes vivent pour la plus part dans la précarité, alors que à côté de nous au Nigeria eux ils ont commencé le cinéma en 1990 selons des études que j’ai lu, et aujourd’hui Nollywood pèse 3.000 milliards de Franc CFA, soit 1.000 milliards de plus que le budget de tout le Burkina.

Le problème du cinéma burkinabé c’est l’organisation. Potentiellement le cinéma a un marché de 500 millions de personnes pour minimiser les chiffres en Afrique. Nous ne pouvons pas être perçu à l’étranger comme le pays du cinéma et nous n’avons même pas de salle de cinéma digne de se nom. Ce sont donc des chantiers sur lesquels nous devons travailler, il faut qu’on sorte de ce que j’appelle la cosmétique du cinéma.
Le secteur culturel est capable de résorber une bonne partie du chômage des jeunes, nous avons un potentiel culturel et touristique énorme. Je lance un appel, il faut que les acteurs jouent franc jeu. En tant que ministre je n’ai pas pour mission d’imposer les choses, c’est pourquoi chaque fois j’organise des cadres d’échange. Si tout les acteurs ne jouent pas franc jeu,quelques acteurs vont s’en sortir à titre personnel mais le secteur dans sa globalité ne va jamais s’en sortir.
Il faut que chaque agent de ce ministère comprenne que le poste qu’il occupe, il est la d’abord pour les usagers du service public, votre poste ne se justifie que simplement par ce que il y’a des usagers qui viendrons solliciter les services public. Le secteur de la culture se portera mieux si nous arrivons à résoudre ces problèmes.

Je pense que la musique est dans la même dynamique que le cinéma, il y’a un problème de diffusion et de distribution c’est pourquoi nous devons organisé les états généraux de la musique. A quoi sert il de produire un CD si on doit le mettre dans un sac pour se promener et le vendre. Il nous faut utiliser des outils moderne d’achat de musique. Personnellement j’achète des musiques sur internet,mais je ne peux pas accéder à la musique burkinabé. Pour quelqu’un qui est à Tokyo par exemple et qui veux de la musique burkinabé vous voulez qu’il ai accès à ça comment, sans se déplacer? On va mettre les ressources pour créer des plateformes à cet effet.


L’accent devrait également être mis sur le théâtre, les contes, la lecture, il faut investir d’avantage dans ces secteurs. Depuis que je suis ministre je me suis rendu compte que le théâtre est très aimé des burkinabé, or le théâtre, la lecture, les contes se sont les lieux par excellence où on peu véhiculer des valeurs à nos enfants. Au Burkina Faso aujourd’hui c’est la crise des valeurs, le terrorisme et l’extrémisme violent ne seront jamais résolu par les armes, il faut attaquer le mal à la racine ,et le mal à la racine c’est un problème culturel, la violence vient de ce que l’autre vie une crise d’identité, malheureusement, faute de stratégies nous sommes soumis à la stratégie des vendeurs d’armes.

Nous allons donc travailler sur tout ces chantiers. Nous allons souhaiter à notre peuple et à notre nation une année de paix, par ce que sans la paix tout ce que je suis entrain de vous raconter ne servira à rien, nous allons souhaiter beaucoup d’amour entre nous. Si les burkinabé s’aiment il y’a peu de chance que nos ennemis puissent travailler contre ce peuple. Par dessus tout je formule le voeux que chaque burkinabé en se réveillant le matin se pose la question de savoir que puis-je faire pour améliorer les choses dans ce pays. Le seul intérêt qui vaille la peine d’être défendu c’est l’intérêt de la nation.

Interview réalisé par Parfait Fabrice SAWADOGO.

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