Arts de la scène: L’association Grâce Théâtre initie des comédiens à la mise en scène

Dans la dynamique de mettre à la disposition du théâtre burkinabè beaucoup plus de metteurs en scène, l’Association Grâce Théâtre du Burkina (AGTB) a initié un projet de formation au profit de quatre jeunes comédiens et metteurs en scène, intitulé « Passerelle pour la professionnalisation de jeunes metteurs (es) en scène burkinabè ». Le top départ de cette formation a été donné ce mercredi 5 octobre 2022 à Ouagadougou.

quatre jeunes comédiens et metteurs en scène, intitulé « Passerelle pour la professionnalisation de jeunes metteurs (es) en scène burkinabè »

Le Burkina Faso est devenu de nos jours, l’une des plaques tournantes du théâtre en Afrique. Mais fort est de constater qu’il y a un manque criard de jeunes metteurs en scène, d’où l’idée du projet de la formation « Passerelle pour la professionnalisation de jeunes metteurs (es) en scène burkinabè » de l’AGTB. Il s’agit pour l’association de contribuer au renforcement des capacités créatives et productives des jeunes professionnels des filières arts de la scène au Burkina Faso. Prévue donc se dérouler sur une durée de quatre mois, la formation a été officiellement lancée ce 5 octobre 2022 au sein même de l’Espace Grâce Théâtre, situé à la Cité an3, à Ouagadougou.

Pour le directeur de l’AGTB, Anatole Koama, cette formation en mise en scène répond à un besoin de transmission

Concrètement, l’AGTB entend à travers cette formation, renforcer les capacités de création des jeunes metteurs (es) en scène, valoriser des œuvres théâtrales burkinabè déclarées au Bureau Burkinabè du Droit d’Auteur (BBDA), contribuer à l’employabilité des jeunes du secteur. Pour le directeur de l’AGTB, Anatole Koama, cette formation en mise en scène répond à un besoin de transmission. De ses dires, ces quatre comédiens et metteurs en scène seront outillés sur les bases de la mise en scène pour aboutir à des recherches sur des œuvres théâtrales burkinabè inexploitées.

Anatole Koama, directeur de l’Espace Grâce Théâtre.

« Elle se déroulera en plusieurs phases. La première se déroulera sous la forme d’un atelier présentiel d’un mois dans des modules comme « l’initiation et les techniques de mise en scène », « la lecture et l’adaptation d’une œuvre théâtrale », « La pratique du métier de créateur et la présentation d’un projet de création ». La seconde phase d’un mois et demi consistera à la recherche et la sélection de textes d’auteurs dramatiques burkinabè sur lesquels chaque participant devra faire une adaptation et proposer un projet de création. Chaque projet de création sera défendu devant un jury lors d’un pitch organisé à cet effet. À la fin de cette phase, deux projets seront sélectionnés pour une création. La dernière phase du projet consistera à la création de spectacles et à la restitution. La meilleure création parmi les deux projets aura droit à un dossier complet et une diffusion », a soutenu Anatole Koama, directeur de l’Espace Grâce Théâtre.

Paul Zoungrana, président de la FENATHEB et par ailleurs l’un des formateurs sur ce projet

Le metteur en scène est l’un des acteurs clés de la création, celui qui pense la création et coordonne tout ce qui tourne autour de la création théâtrale. Ce coordonnateur a donc besoin des outils nécessaires pour toujours parfaire son travail. Donc cette formation est la bienvenue. C’est du moins ce qu’a laissé entendre Paul Zoungrana, président de la FENATHEB et par ailleurs l’un des formateurs sur ce projet. À l’en croire, ce projet est une aubaine d’avoir beaucoup plus de metteurs en scène, mais aussi et surtout de leur permettre de réinventer des formes adaptées à notre situation politique, sociale, etc. C’est de son avis, repenser le théâtre comme nous sommes, avec les gens d’ici et les moyens de bord. Ils seront selon lui, formés sur des outils qui leur permettront d’en inventer d’autres.

Monique Sawadogo, comédienne bénéficiaire de la formation

« Ayant servi en tant que comédienne durant près de 20 ans, ce qui me manquait était la mise en scène. Et quand j’ai vu l’annonce, je n’ai pas hésité un instant à postuler. En fait, j’écris déjà des pièces et je suis également directrice de compagnie de théâtre et cette formation est ce qui me manquait pour parfaire mes projets. Avoir donc l’opportunité d’être formée et de créer sur des pièces d’auteurs burkinabè est une chance pour moi. Je salue donc l’AGTB pour cette opportunité qu’elle nous offre », foi de Monique Sawadogo, comédienne bénéficiaire de la formation.

À noter que cette initiative de L’AGTB, est cofinancée dans le cadre du 5e appel à projets du Fonds de Développement Culturel et Touristique (FDCT).

 

Boukari OUÉDRAOGO

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