Extrémisme violent : le projet de sensibilisation «DIGIT’ RADIKAL’ ART» lancé

Fruit de l’association Slamazone, la campagne de sensibilisation digitale contre l’extrémisme violent et la radicalisation des jeunes «DIGIT’ RADIKAL’ ART» a été officiellement lancée. C’était ce 28 décembre 2022 à Ouagadougou.

La crise sécuritaire que connaît le Burkina Faso ces dernières années mérite une réplique venant de l’État et surtout des actions initiées par les populations en vue de recouvrer la paix et la cohésion sociale. Et l’artiste par sa célébrité et son influence dans la société demeure dans cet environnement l’un des meilleurs acteurs de sensibilisation qui doit être mis à contribution à travers des moyens de communication modernes et à fort impact social. Le projet «DIGIT’ RADIKAL’ ART» répond donc à cette problématique. Lancé officiellement ce 28 décembre au sein du siège de la Fondation Slamazone, le présent projet se veut une initiative de l’association Slamazone qui consiste à mener une campagne de sensibilisation contre la radicalisation et l’extrémisme violent des jeunes.

« Il va donc se matérialiser par l’organisation d’une campagne de sensibilisation à l’échelle nationale via le digital animé par des acteurs culturels et personnes à fortes audiences et destinée aux jeunes Burkinabè. Il s’agit des artistes (acteurs de cinéma, humoristes, journalistes culturels …); des personnages publiques; des influenceurs web, autour d’une campagne de sensibilisation de masse des jeunes contre la montée de l’extrémisme violent et leur radicalisation par la mise en place d’une stratégie moderne de communication accessible à tous : le digital. L’idée est de toucher le maximum de jeunes partout dans le pays, ainsi que les populations à travers des outils de communication accessibles à tous; des canaux de communication de masse (les réseaux sociaux) », a laissé entendre Ibrahim Zerbo alias PDG, directeur du projet.

À noter que 75 visuels de sensibilisation et 50 capsules sont donc attendus d’ici la fin de l’exécution du projet, le 27 mars prochain. Et de l’avis du directeur du projet, une compétition de slam sur la radicalisation et l’extrémisme des jeunes sera organisée en fin février via WhatsApp. Les trois (3) meilleurs seront primés et le premier aura droit à un enregistrement et à un clip vidéo avec le coaching de Malika La Slamazone.

Des dires de Malika Ouattara, alias Malika la Slamazone, présidente de l’association Slamazone, «DIGIT’ RADIKAL’ ART» est un projet qui vient en appui à la réponse longtemps menée face à cette situation sécuritaire que traverse le Burkina Faso. C’est surtout selon elle, la pierre que son association apporte au processus de rétablissement de la paix et de la cohésion sociale d’antan. Il s’agit de son avis, d’une communication de masse qui s’exécutera sur une durée de trois (3) mois en utilisant le digital pour sensibiliser sur l’extrémisme violent et la radicalisation des jeunes.

La mise en place de ce projet a été possible grâce au soutien financier du Fonds de Développement Culturel et Touristique (FDCT) et de la Coopération Suisse. Pour le représentant du FDCT Issa Barry, l’intérêt d’une telle campagne est de mettre en avant le rôle des acteurs culturels dans la lutte contre l’extrémisme violent. Aussi, a-t-il poursuivi en ces termes : « L’échantillon des visuels et capsules (vidéos) que nous avons pu constater ici, nous satisfont au vu des objectifs recherchés. En fait, tous les messages qui y ont été prônés entrent dans la dynamique de la sensibilisation. On espère réellement que l’initiative apportera un plus dans ce sens ».

 

Boukari OUEDRAOGO

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L’application mobile SONGRÉ a été officiellement lancée à Ouagadougou, avec l’ambition de réunir plusieurs services au sein d’un même espace numérique. Conçue par Elite Digitale, la plateforme entend répondre aux besoins liés à l’emploi, aux stages, à l’accès aux pharmacies et centres de santé, au commerce en ligne ainsi qu’aux services de livraison. Le lancement de SONGRÉ s’est tenu ce vendredi 14 août 2026 en présence de partenaires, d’entrepreneurs, d’étudiants, de professionnels du numérique et de plusieurs invités. À travers cette initiative, ses promoteurs souhaitent apporter des réponses concrètes à certaines difficultés rencontrées au quotidien par les populations. « SONGRÉ n’est pas née d’une idée abstraite, c’est un constat. Nous avons refusé d’être de simples observateurs et avons décidé d’agir », a expliqué le Camarade Abdoul YOUGBARÉ, initiateur de la plateforme et promoteur d’Elite Digitale, une entreprise spécialisée dans le SMS marketing et les solutions numériqus. Selon le promoteur, SONGRÉ, qui signifie « aide » dans une langue nationale, se veut davantage qu’une simple application mobile. « SONGRÉ n’est pas qu’une application mobile, c’est une plateforme pensée pour simplifier la vie, rapprocher les acteurs et sécuriser les interactions », a-t-il déclaré. L’une des principales fonctionnalités de la plateforme concerne l’emploi et les stages. À travers le service JobAlert, les étudiants, diplômés et demandeurs d’emploi peuvent rechercher des offres selon leurs profils et leurs domaines de compétences. Ils peuvent également consulter les détails des offres, déposer leurs candidatures en ligne et suivre leur évolution. Les entreprises disposent ainsi d’un moyen supplémentaire pour identifier des profils correspondant à leurs besoins. SONGRÉ propose également un service consacré à la santé. Grâce à la géolocalisation, l’utilisateur peut rechercher des pharmacies et des centres de santé enregistrés sur la plateforme. Une fonctionnalité permet notamment de rechercher les pharmacies de garde et de faciliter leur localisation en fonction de la proximité. Le commerce constitue un autre volet important de l’application. La marketplace permet aux commerçants de créer leur boutique en ligne et de présenter leurs produits aux utilisateurs. Les acheteurs peuvent rechercher des articles, filtrer les produits par catégorie, constituer leur panier et passer commande. Le système vise notamment à renforcer la confiance entre vendeurs et acheteurs. La plateforme intègre également un service de coursier. L’utilisateur peut renseigner le point de départ, la destination, les informations relatives au colis et les coordonnées du destinataire. SONGRÉ recherche ensuite un livreur disponible à proximité. Les frais de livraison sont calculés automatiquement et l’utilisateur peut suivre le trajet du livreur en temps réel. Lors de la présentation technique, le développeur Badini Rachid Rodrigue a expliqué que cette centralisation constitue l’une des particularités de SONGRÉ : « Au lieu d’éparpiller tous ces services dans plusieurs applications, c’est une seule application qui recoupe tous ces services-là. » La plateforme s’adresse à plusieurs catégories d’utilisateurs, notamment les clients, les commerçants, les livreurs et les influenceurs. Un programme destiné aux influenceurs prévoit notamment l’utilisation de codes promotionnels et un système de commissions pouvant atteindre 20 % sur certains abonnements. Partenaire stratégique de SONGRÉ, le Camarade Hugues Kevin Gouba, PCA de Boss Life Communications, a salué l’initiative et son orientation vers les besoins de la jeunesse. « Notre jeunesse ne doit pas être uniquement consommatrice de technologies, mais doit aussi être actrice de l’innovation et de la transformation de notre société », a-t-il déclaré. À travers SONGRÉ, l’équipe d’Elite Digitale entend contribuer à la réduction du chômage des jeunes, au développement du commerce local, à la sécurisation des échanges et à l’amélioration de l’accès aux services essentiels. « SONGRÉ est une réponse locale conçue par des Burkinabè et pour des Burkinabè », a rappelé le Camarade Abdoul YOUGBARÉ. ​L’application est désormais disponible sur les stores et propose aux étudiants, entreprises, commerçants, livreurs et autres utilisateurs un espace unique regroupant plusieurs services du quotidien.✍️ Parfait Fabrice SAWADOGOJournaliste culturel - Infos Culture...