jeu 20 juin 2024

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HUMOUR : le «Discours présidentiel» de Cliachi attendu le 25 février prochain à Bobo-Dioulasso

Il est probablement un des artistes humoristes les plus en vogue du moment au Burkina Faso. Aladji Cliachi, puisque c’est de lui qu’il s’agit, sera en One-man-show le 25 février prochain du côté de la Maison de la Culture de Bobo-Dioulasso. «Discours présidentiel», c’est l’intitulé de ce spectacle que l’humoriste entend offrir à ses fans de la capitale culturelle. Invité au sein de notre rédaction, il revient en long et en large sur le présent spectacle, tout en nous parlant de son parcours tout aussi atypique.

Dérivé de l’anglais américain, le «stand-up comedy» ou encore appelé comique de scène, est un genre comique où un humoriste seul, sans décor, sans accessoire, brise le «quatrième mur» en prenant l’auditoire à témoin des histoires qui lui sont arrivées. Cette forme de numéro, qui se pratique en solo (parfois pour tout le spectacle, on parle alors de one-man-show), est apparue à la fin du 19e siècle aux États-Unis. Aujourd’hui, ils sont nombreux à se faire une véritable carrière dans cet art qui s’apparente aux arts de la scène. C’est le cas de Aladji Cliachi, humoriste burkinabè.

Autrefois footballeur, Abdoulaye Koné de son vrai nom, parvient à se faire une place de choix dans le paysage de l’humour au Burkina. À cette époque, l’homme jonglait entre le football et le théâtre parce que l’humour n’avait pas encore une grande audience comme c’est le cas de nos jours. « Je jouais avec L’AS Douanes et il faut dire que je voulais à tout pris avoir une belle carrière dans le football. Cependant, les circonstances en ont voulu autrement, car ce rêve s’est brisé à la suite d’une blessure que j’ai contractée. Et comme je faisais aussi du théâtre, j’ai décidé de m’y lancé et par ricochet dans l’humour », a-t-il laissé entendre.

Par la force des choses, il va parvenir à se lancer professionnellement dans sa 2e passion. À l’en croire, le déclic est venu après avoir pris part à une émission de télé. « Je suivais une émission de divertissement sur une chaîne de télé de la place. Et le passage des artistes humoristes dans une rubrique de l’émission m’a beaucoup inspiré. Je suis donc rentré en contact avec les animateurs qui m’ont demandé de m’y rendre. Au jour J, on était au nombre de 9 pour seulement 2 passages. Fort heureusement, j’ai eu la chance d’être repêché. Ma prestation a été beaucoup appréciée et dès lors, ils ont décidé de me reprogrammer pour d’autres séances », foi de Cliachi.

La carrière de Cliachi aujourd’hui, c’est un grand nombre de scènes à travers le Burkina Faso (SIAO, FESPACO, FIRHO, SNC…) et dans d’autres pays comme le Bénin, le Mali, etc. À cela s’ajoutent quatre spectacles majeurs dans un style One-man-show. «Discours présidentiel», c’est donc l’intitulé du cinquième One-man-show de l’humoriste, attendu le 25 février prochain du côté de la Maison de la Culture de Bobo-Dioulasso. Le choix de la capitale culturelle pour accueillir ce spectacle s’inscrit dans sa nouvelle dynamique qui est celle de conquérir les autres localités du pays autre que Ouagadougou.

«Discours présidentiel» se veut donc un spectacle à la fois plein de rebondissements et de thématiques satiriques liées aux comportements de certains hommes politiques. Loin de l’idée d’indexer, ce spectacle de Cliachi se veut surtout interpellateur, d’où le rôle même d’un artiste et plus spécifiquement d’un humoriste. Du reste, si Cliachi se réjouit du chemin déjà parcouru dans l’humour, il n’en demeure pas moins conscient qu’il reste encore du travail à faire pour atteindre le niveau qu’il a toujours souhaité avoir. Mon objectif, dit-il, c’est de pouvoir produire des spectacles majeurs dans les plus prestigieuses salles de spectacles du monde notamment le Casino de Paris, le Stade de France, etc.

Mais en attendant, il tient à inviter le public bobolais à sortir massivement pour écouter son «Discours présidentiel», dans la soirée du 25 février prochain à la Maison de la Culture de Bobo-Dioulasso. Les tickets sont toujours disponibles aux prix de 2.000 et 5.000 F CFA.

Interview réalisée par Boukari OUÉDRAOGO

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