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Show-biz : L’artiste Féenose, actuellement au bercail, prépare un concert inédit à Ouaga pour la promotion de son nouvel album titré : BABY.

La chanteuse rappeuse, Féenose, est actuellement dans son pays d’origine le Burkina Faso. Cette présence auprès des siens s’inscrit officiellement dans le cadre de ses actions de promotion de son nouvel opus BABY y compris l’organisation de son concert en vue. Pour en parler et aborder d’autres points concernant sa carrière musicale de façon globale, la vedette résidante en Allemagne a bien voulu rencontrer une équipe de INFOS CULTURE DU FASO, ce jeudi 16 août à Ouaga. On en sait davantage, à l’issue de cet entretien. Lisez!

Ayant des parents passionnés de la culture et de l’art, Kayiri Sylvie Toé alias  Féenose s’est vue bercée par la musique des son jeune âge.  À partir de la classe de 6e  à  l’âge de 11/12 ans qu’elle commence déjà  à écrire ses propre textes mais d’abord sous forme de poèmes. Elle ne manquait pas de  participer aux activités culturelles scolaires au Lycée Zinda Kaboré et ailleurs. Au départ, la fille Kayiri était dans la danse mais de fil à aiguille, elle s’est retrouvée dans  les interprétations de certains artistes. Plus tard,  la visionnaire a trouvé utile  de se lancer elle-même dans la musique.

« Cela a coïncidé avec l’année où Smokey est revenu de la France pour se réinstaller dans son pays et il a ouvert le studio Abazon. Où j’ai fait mes premiers enregistrements à l’âge de 15/16 ans », a expliqué l’artiste Féenose à notre micro lors de cet entretien, à l’Institut burkinabè de Ouagadougou. En effet, sa toute première chanson est  titrée” LES MOUTONS”, enregistrée en featuring avec Smockey. Celui-ci figure dans le premier album officiellement présenté entre 2000 et 2002. Même si l’on remarque souvent que la musicienne évolue beaucoup plus dans le Hip- Hop, elle  demeure ” vraiment polyvalente” et ” ne  met aucune  barrière dans la musique”.

« Je n’aime pas me coller une étiquette. Je laisse libre cours à mon inspiration ainsi qu’aux thèmes abordés. Ce qui fait qu’autant je chante, autant je fais du rap, du slam, du tradi-moderne. Les gens qui me suivent artistiquement sont parfois stupéfaits de me voir sur d’autres registres en dehors du rap…  Place aux instruments » a-t-elle déclaré.

L’humaniste révèle que son inspiration découle des faits réels du quotidien. En se basant beaucoup sur ce qu’elle a vécu ou venant de ses proches. Elle ne part jamais tirer ces écritures dans du faux.  Dans sa carrière musicale qui se poursuit, la “Samo” compte quatre (04) fruits musicaux dont trois (03)  albums et un (01) maxi.  DA WOU WÔ (2007);  ALBINOS (2012); BABY (2018) et le maxi C’EST LA VIE en novembre 2015. Rappelons qu’en  en 2017, l’artiste a fait un featuring avec le jeune artiste Will B Black. En général, Féenose traite de différents thèmes sociaux. En ce qui concerne le premier album, l’on retient  la lutte contre les mutilations génitales, les enfants de la rue, la politique ambiguë, la dépression et la famille en passant par la femme. Ainsi que l’humanitaire pour dire aux  africains de chercher plutôt à se développer et à régler leurs propres maux mais ne pas attendre que d’autres viennent  dire de faire ceci ou cela. À travers le second opus entièrement enregistré  en guinée, 100 % live baptisé ALBINOS, la vedette adresse un message d’amour dédié aux personnes atteintes d’albinisme et qui en souffrent beaucoup. Sur cet album figure le titre CONFIDENCE où pour la première fois, elle parle de son vécu étant victime de l’excision. Il est clair que tout ceci cumulé est un bilan relativement lourd en matière de thématiques mais beaucoup plus mélancolique. Dans l’optique d’apporter une nouvelle couleur et de mettre plus de joie directement dans les cœurs des mélomanes des quatre côtés du monde, Féenose revient aujourd’hui sur la scène avec à la main son tout dernier dans lequel est évoqué l’amour sous toutes ses formes que l’on peut rencontrer. Tout en étant bien consciente qu’à partir de l’amour il est évident de guérir plusieurs maux. Baptisé “BABY”, ce bijoux musical multicolore a été officiellement présenté le 10 février 2018 en Allemagne. Comparativement aux albums précédents, on y retrouve divers styles comme le Rap, le zouk, tradi, l’afro-bit car l’artiste a vraiment voulu s’amuser encore plus que d’habitude.

Après cette sortie officielle en Allemagne, Féenose se retrouve présentement dans son pays d’origine avec un objectif bien définit. Celui de faire la promotion de BABY. Dans ce sens, un concert live dédicace est en vue le 14 septembre 2018 au l’espace Gambidi à  partir de 19h30 entrée libre.

Grâce aux soutiens multiformes de ses proches et ceux qui l’accompagnent, l’entrepreneuse  a mis en place son propre Label dénommé KAYIRI RECORD. Ce, dans le but  de faciliter ses opérations musicales mais aussi et surtout pour se focaliser sur la production des femmes artistes africaines. Ayant aussi l’esprit de reconnaissance, l’ambassadrice remercie ses bienfaiteurs.

« Je dis merci à toutes les personnes qui me soutiennent et me suivent sur les réseaux sociaux parce que ce sont elles qui font ma force. On continue de s’accrocher même quand ce n’est pas facile. Merci  surtout à mes parents et à toute la famille car c’est mon plus grand pilier. J’ai eu des moments où je voulais abandonner. Imaginez-vous que c’est mon père même qui m’a dit que je n’ai pas le droit de baisser les bras. C’est une chance pour moi d’avoir un papa comme ça (…). Parce que la plus part du temps les papas découragent leurs enfants d’évoluer dans la musique. Avec ça je ne peux que prendre le courage et avancer » a-t-elle conclu.

Présente chez elle au Faso depuis un certain temps, la vedette prévoit organiser un grand concert live dédicace le 14 septembre 2018 à l’espace Gambidi avant de s’envoler pour l’Allemagne, où elle réside.  Là-bas, elle se bat comme elle peut pour y défendre les couleurs du Burkina dans le volet de la musique, la culture et l’art.

L’une des ambitions majeures de la musicienne Féenose, la visionnaire, l’humaniste et l‘entrepreneuse, est de venir concrètement en aide aux burkinabè et aux  africains, en mettant la femme en priorité.

Fabrice Parfait SAWADOGO et Filasko Moussa KABORÉ

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